ALLARD Fernand, Paul

Par Jean-Luc Marquer

Né le 12 avril 1924 à Marseille (Bouches-du-Rhône), sommairement exécuté le 13 juillet 1944 à Grenoble (Isère) ; étudiant ; scout ; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur

Fernand, Paul Allard était le fils de Germain, Gaston, dentiste, et de Fernande, Virginie, Denise Moreau, son épouse.
Célibataire, il habitait avec ses parents 50 rue Saint-Sébastien à Marseille et était étudiant.
Il faisait également partie des Scouts de France.
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis de La-Motte-d’Aigues (Vaucluse).
Le 2 juin 1944, à Pertuis (Vaucluse), Fernand Allard et les frères Viollet abattirent un dirigeant de société qui trompait les jeunes marseillais qui voulaient échapper au S.T.O., les livrant aux autorités allemandes.
De passage à Grenoble (Isère), Fernand Allard y fut arrêté le 5 juillet 1944, Cours Lafontaine, en même temps que Ernest Schulte et sa nièce Monique Mori, , Arthur Viollet et son frère Georges Viollet.
Monique Mori fut déportée à Ravensbruck par le convoi du 15 août 1944.
Elle survécut et témoigna au procès de Guy Éclache et pour le Mémorial de l’oppression : Ils furent arrêtés par un groupe de miliciens dirigé par le Waffen-SS français Guy Éclache et conduits dans les locaux de la Gestapo.
Si elle ne subit pas immédiatement de violences, ce ne fut pas le cas des quatre hommes qui furent frappés à coups de cravache par Éclache et un certain Raymond.
Le lendemain, ses camarades et elle subirent le supplice de la "baignoire", toujours donné par Éclache. Fernand Allard fut frappé à coups de cravache sur le visage.
Ils furent ainsi maltraités jusqu’au 11 juillet 1944 où ils furent conduits à la Caserne de Bonne.
Fernand Allard fut sommairement exécuté le 13 juillet 1944 au Polygone d’artillerie de Grenoble en même temps qu’Arthur Viollet, Georges Viollet, Ernest Schulte et 19 autres personnes.
Son corps enfoui dans un cratère de bombe fut découvert le 28 août 1944, chemin des Buttes, à proximité du Polygone et placé dans le cercueil 2 B.
Il fut formellement identifié par son père le 10 janvier 1945.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Son nom figure sur la plaque commémorative des Scouts de France apposée dans la Basilique du Sacré-Cœur, avenue du Prado à Marseille, VIIIème Arr.


Voir : Grenoble, charniers du Polygone


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233590, notice ALLARD Fernand, Paul par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 19 novembre 2020, dernière modification le 13 novembre 2020.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. Dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406, 523 et 541 — AVCC Caen, AC 21 P 6034 (à consulter) — Le pertuisien — Germain Séverine, Guy Éclache Enquête sur un ultra de la Collaboration, PUG, 2018 — Mémorial GenWeb — État civil

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