BLITZ Benny ou Bény [Pseudonyme dans la Résistance : Michel Boyer]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 28 août 1908 à Roman (Roumanie), sommairement exécuté le 11 août 1944 à Grenoble (Isère) ; médecin, responsable départemental du service de santé des F.T.P. ; résistant F.T.P.-M.O.I., membre du Parti Communiste Français

Benny BLITZ
Benny BLITZ
Coll. Musée de la Résistance et de la Déportation – Département de l’Isère, droits réservés

Issu d’une famille juive roumaine, Benny Blitz était le fils de Saul et Ruhla Blitz.
Ses parents étaient des commerçants aisés.
Il fut envoyé en France pour ses études de médecine à Montpellier (Hérault) où il obtint son doctorat en 1941 avec une thèse sur "Les plaies du rectum par corps étrangers".
Durant la guerre d’Espagne, il s’engagea dans les Brigades Internationales.
A l’invasion de la zone dite libre par les Allemands, il se réfugia à Grenoble.
Membre du Parti Communiste Français, il adhéra aux F.T.P.-M.O.I. dans le courant de l’année 1943 et fut versé au détachement « Liberté » qui opérait dans la région grenobloise.
Arrêté en avril 1943 alors qu’il détenait une fausse carte d’identité, sous le nom de Boyer Michel, nom qu’il utilisait déjà en Espagne, il fut relâché faute de preuve à son encontre au mois de juin.
Il mena avec son groupe de nombreux coups de main contre l’occupant. Il devint responsable départemental des services de santé des F.T.P. de l’Isère.
Benny Blitz fut arrêté le 25 juillet 1944 par la Gestapo.
Il fut sommairement exécuté dans la nuit du 10 au 11 août 1944 au Polygone d’artillerie de Grenoble en même temps que 22 autres personnes.
Son corps enfoui dans un cratère de bombe fut découvert le 26 août 1944, chemin des Buttes, à proximité du Polygone et placé dans le cercueil n°8.
Le 29 août 1944, les bières numérotées contenant les dépouilles des victimes furent déposées dans deux fosses creusées au polygone, la fosse A ou 1, pour les victimes d’août, la fosse B ou 2 pour celles de juillet.
Benny Blitz fut identifié fin août 1944 par Madame Salacroup des œuvres sociales du C.D.L.N. (Comité Départemental de Libération Nationale).
Le procès-verbal d’identification fut établi le 29 septembre 1944 sur la déclaration d’Henri Fabre, capitaine des F.T.P.F..
Benny Blitz fut exhumé le 29 septembre 1944 pour être inhumé carré 19, concession 4883 au cimetière de Saint Roch à Grenoble, puis transféré en 1976 au carré militaire du Grand-Sablon à La-Tronche (Isère), carré 3, rang 14, emplacement 03578.
L’ouvrage : À la mémoire des médecins et étudiants en médecine morts pour la France au cours de la guerre 1939-1945, paru en 1949, mentionne qu’il est "Mort pour la France" mais son acte de décès ne porte pas cette mention.
Son nom figure sur la plaque commémorative 1939-1945 de l’école de médecine de Montpellier, sur la plaque commémorative 1939-1945 de la Faculté de Médecine Paris-Descartes, Paris VIe arr. et sur le monument commémoratif au Bataillon F.T.P-M.O.I. Carmagnole-Liberté, place Sublet à Vénissieux (Métropole de Lyon).
Le mémorial de la Shoah à Paris et le Mémorial de Yad Vashem le recensent parmi les victimes de la Shoah.


Voir : Grenoble, charniers du Polygone


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233610, notice BLITZ Benny ou Bény [Pseudonyme dans la Résistance : Michel Boyer] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 19 novembre 2020, dernière modification le 18 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Benny BLITZ
Benny BLITZ
Coll. Musée de la Résistance et de la Déportation – Département de l’Isère, droits réservés

SOURCES : SHD Vincennes, GR 19 P 38/17 et 38/22 — Arch. Dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406 et 541 — Arch. Mun. Grenoble, 4H69 — Mémorial GenWeb — Geneanet — Touchard, G. (dir.) / Bodin, M.(enlumineur) / Gérard, J. (écrivain) /Mée, M. (écrivain), À la mémoire des médecins et étudiants en médecine morts pour la France au cours de la guerre 1939-1945 Paris, Ed. Bouasse-Jeune et Cie, 11/11/1949 — Cardonnet Laurent, Contribution à l’étude des étudiants de médecine et des médecins Morts pour la France pendant la seconde guerre mondiale, thèse pour le doctorat de médecine, Paris Descartes, 2010— Guillon Julien, Des vies tronquées. Les assassinats perpétrés au « Polygone d’artillerie » de Grenoble (38-France) par les troupes d’occupation allemandes les 13 juillet et 11 août 1944., juin 2019, non publié — http://sidbrint.ub.edu/ca/node/30313 — Mémorial de la Shoah — Yad Vashem — https://www.gescimenet.com — Diamant David, Héros juifs de la Résistance française, Ed. Renouveau, Paris, 1962 — Ravine Jacques, La Résistance organisée des Juifs en France 1940-1944, Juillard, Paris, 1973 — Notes de Pierre Broué — État civil

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