DUPERRON Michel

Par Alain Dalançon

Né le 3 mai 1931 à Charlieu (Loire) ; professeur agrégé des lettres ; militant communiste ; militant syndicaliste, secrétaire de la section départementale de la FEN du Calvados (1967-1972), de la section académique (S3) de Caen du SNES (1972-1975) puis de la section départementale (S2) du Calvados (1980-1985).

Fils unique d’une institutrice issue d’une famille ouvrière et d’un agriculteur, lui-même fils de petits paysans, Michel Duperron fut élevé suivant une éducation laïque et républicaine, et fit ses études secondaires au lycée de Roanne (Loire). Après le baccalauréat série philosophie, obtenu en 1949, il fut élève en hypokhâgne et en khâgne au lycée du Parc à Lyon puis à celui de Saint-Etienne (Loire) et intégra l’École normale supérieure de garçons de Saint-Cloud (lettres) où il fut élève de 1952 à 1957. Il se maria le 24 décembre 1954 à May-sur-Orne (Calvados) avec Micheline Lejeune, élève de l’ENS de jeunes filles de Fontenay, qui devint professeur et avec laquelle il eut deux enfants.

Reçu à l’agrégation des lettres classiques en 1957, Michel Duperron fit son service militaire comme 2e classe, affecté comme professeur de français, de 1958 à 1960, à l’École militaire préparatoire nord-africaine de Koléa. Puis il fut nommé en 1960 au lycée Malherbe de Caen (Calvados) où il effectua toute sa carrière jusqu’à sa prise de retraite en 1991.

Adhérent des Combattants de la Paix dès 1949 et du Parti communiste français dès 1950, Michel Duperron fut secrétaire de la cellule de l’ENS de Saint-Cloud en 1953-1954, qui comptait une quarantaine de membres. Par la suite, tout en restant militant communiste, il n’eut pas d’autre responsabilité que secrétaire de cellule dans son lycée ou sa commune de résidence, Cormelles-le-Royal, quand elles existèrent.

Michel Duperron milita aussi dans le Syndicat national de l’enseignement secondaire puis le nouveau Syndicat national des enseignements de second degré (classique, moderne, technique) et la Fédération de l’Éducation nationale. Secrétaire de la section de l’ENS du SNES en 1955, il milita surtout dans le département du Calvados dans une section départementale de la FEN à majorité "Unité et Action" aux côtés de Guy Julienne, secrétaire de la section du SNI, de Robert Bourdon, secrétaire de la section académique du SNES et Jean Petite, à qui il succéda comme secrétaire départemental, quand ce dernier devint secrétaire pédagogique national du SNES en 1967. Michel Duperron exerça donc une responsabilité syndicale importante durant le mouvement social de Mai-juin 1968 qui fut particulièrement développé à Caen. Avec ses camarades, il eut le souci de travailler dans l’union avec toutes les organisations de travailleurs ; toutes les actions et manifestations furent décidées et organisées en commun avec la CGT, la CFDT et souvent également avec l’UNEF, malgré parfois des divergences sur l’articulation entre revendications immédiates et perspectives du mouvement.

Quand Bourdon devint Inspecteur départemental de l’Éducation nationale, Duperron lui succéda comme secrétaire de la section académique du SNES de 1972 à 1975. Durant ces années 1970, il eut à gérer les difficultés apparues dans le S3, jusque dans le courant « Unité et Action », dans le contexte de la signature du Programme commun de gouvernement de la Gauche, qui se manifestèrent notamment par le développement du nouveau courant Rénovation syndicale. Il reprit une responsabilité importante comme secrétaire du S2 du Calvados de 1980 à 1985, après qu’apparurent de nouvelles difficultés dans la tendance Unité et Action, à la suite de la rupture du Programme commun en 1977, les militants socialistes estimant que leurs camarades communistes se conduisaient de façon hégémonique et exigeant un rééquilibrage. À chaque fois, Michel Duperron intervint avec pondération pour trouver des compromis nécessaires au maintien de la cohésion de la tendance en restant sur le terrain syndical et en favorisant la montée de responsables plus jeunes. Les difficultés persistèrent néanmoins dans le S3 de Caen où la syndicalisation baissa un peu plus qu’ailleurs.

En 2007, Michel Duperron était toujours membre du Parti communiste et du Mouvement de la paix.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23368, notice DUPERRON Michel par Alain Dalançon, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 2 juin 2018.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. IRHSES (S3 de Caen, CA, congrès, L’Université syndicaliste). — Renseignements fournis par l’intéressé.

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