GUÉRIN Jean-Jacques

Par Michel Thébault

Né le 26 janvier 1951 à Marçay (Vienne) ; éducateur spécialisé, fonction territoriale ; militant et responsable communiste ; élu municipal de Poitiers (maire adjoint), conseiller régional communiste ; secrétaire de la Fédération du PCF de la Vienne de 1986 à 2011.

Jean-Jacques Guérin est le fils d’Adrien, Fernand Guérin (né à Marçay le 23 mars 1926), CRS et de Marie Thérèse Viault (née à Coulombiers, Vienne le 21 mars 1930). Ses parents s’étaient mariés le 25 avril 1950 à Marçay. Son père, engagé à 19 ans en novembre 1945, combattit en Indochine ; démobilisé en 1949, il intégra les Compagnies Républicaines de sécurité (CRS). Après avoir vécu quelques années à Poitiers, la famille résida jusqu’en 1970 en région parisienne à Versailles et Rambouillet, avant de revenir à nouveau dans le secteur de Poitiers. Jean-Jacques Guérin fut d’abord élève de l’école primaire publique de Marçay, tenue par un couple d’instituteurs, Henri et Mariette Gauthier, engagés dans l’innovation pédagogique et pionniers du tiers temps pédagogique. Après deux années au collège public de Couhé-Vérac (Vienne), il suivit en région parisienne les mutations de son père et termina toute sa scolarité secondaire au lycée d’État de Rambouillet (Yvelines), où il obtint en 1970 le baccalauréat série A.

Le retour de sa famille dans son département d’origine, la Vienne, l’amena à suivre un cursus universitaire à la faculté des lettres de Poitiers où il obtint en 1974 une licence d’histoire-géographie. Il s’engagea dès octobre 1970 à l’UEC (Union des Étudiants Communistes) dont il devint en 1972 responsable à l’organisation. Entré au parti communiste en 1973, appartenant à la cellule de Montmidi, il devint en 1974 secrétaire de ville du PCF à Poitiers. Il accomplit en 1976-1977 son service militaire dans l’Armée de l’Air, suivit le peloton des EOR (élèves officiers de réserve) et termina son service à Vincennes, au Service historique de l’Armée de l’Air, sous-lieutenant de réserve puis lieutenant. De retour à Poitiers, il devint en 1978 et jusqu’en 1982, employé de la Ville de Poitiers, éducateur de rue au Centre d’hébergement et de réadaptation sociale.

Poursuivant son engagement au Parti communiste, il intégra le conseil départemental et le bureau du parti. En 1982, quittant son emploi au centre d’hébergement, il devint secrétaire du groupe des élus communistes de Poitiers. Membre du secrétariat de la Fédération communiste de la Vienne en 1984, puis premier secrétaire de la fédération départementale en 1986, il fut élu sur une liste d’Union de la gauche dirigée par Jacques Santrot à Poitiers en 1995. Maire adjoint de Poitiers, chargé de la voirie, il fut aussi vice-président du conseil d’agglomération chargé de l’eau et de l’assainissement. Il poursuivit son action municipale de 2008 à 2014, maire adjoint d’Alain Claeys, chargé des mobilités. Dans le même temps il fut de 2003 à 2009 élu au Conseil régional Poitou-Charentes, sur la liste d’union PS-PC-Verts conduite par Ségolène Royal.

Il arrêta ses fonctions politiques dans les années 2010, laissant en 2011 ses fonctions de 1er secrétaire départemental du PCF et ses fonctions d’élu lors des élections municipales de 2014. Il s’engagea alors dans le mouvement associatif, prenant en 2012 au décès de Guy Dribault, son fondateur, la présidence de l’AMRID (Association pour la Mémoire de la Résistance, de l’Internement et de la Déportation) liée à l’Amicale des Anciens Résistants et Patriotes des Camps de Châteaubriant, Voves, Rouillé, et Aincourt, puis la présidence du VRID (Vienne, Résistance, Internement, Déportation) au décès de Jean Amand. Il est par ailleurs trésorier du groupe des anciens conseillers régionaux Nouvelle Aquitaine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233709, notice GUÉRIN Jean-Jacques par Michel Thébault, version mise en ligne le 5 novembre 2020, dernière modification le 7 juin 2021.

Par Michel Thébault

SOURCES : Renseignements communiqués par Jean-Jacques Guérin — Journal La Nouvelle République, 2 février 2014 Jean-Jacques Guérin à qui perd gagne. — État civil.

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