PARISÉ Roland, Louis

Par Daniel Grason

Né le 17 mars 1922 à Pontoise (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) ; ouvrier ajusteur ; résistant ; déporté à Dachau (Allemagne).

Fils de Lucien, horloger et de Berthe Jumeau, Roland Parisé vivait chez ses parents 32 rue Haute à Saint-Ouen-l’Aumône (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). À l’issue de l’école primaire, il obtint le CEP, il alla dans une école professionnelle et fut reçu à l’examen du Certificat d’aptitude professionnel (CAP) d’ajusteur.
Il travaillait depuis le 1er avril 1943, il travaillait à la société LTT (Lignes télégraphiques et téléphoniques) à Conflans-Sainte-Honorine (Seine-et-Oise, Yvelines). Il y fit la connaissance de Maurice Dampierre, celui-ci lui proposa d’entrer dans une organisation de résistance qui avait pour objectif de libérer la France. Il accepta, lui proposa quelques temps plus tard de participer à une action.
À la suite des chutes de Roger François et de Maurice Dampierre, Roland Parisé fut interpellé au domicile familial le 29 novembre 1943 à 19 heures 30 par quatre inspecteurs de la BS2. Fouillé, il était porteur d’un plan, interrogé il déclara qu’il s’agissait de celui de la gare de Saint-Ouen-L’Aumône (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). La perquisition de l’appartement familial fut infructueuse. Il était inconnu des différents services de la police. Son interpellation était la conséquence de la chute de deux résistants, qui furent tabassés lors de l’interrogatoire.
Interrogé dans les locaux des Brigades spéciales, Roland Parisé reconnaissait avoir participé à une action le 12 octobre 1943. Il fit le guet pendant que d’autres résistants déposaient des explosifs sur la voie ferrée à Andrésy. Il déclara aux policiers « J’ai appris par la suite, qu’un train de charbon avait déraillé. »
Il reconnut qu’il connaissait Emmanuel Bourneuf également employé au LTT « mais j’ignorais qu’il était militant communiste, je n’ai jamais reçu de tracts à l’usine ». Il précisa enfin « Je n’ai jamais reçu d’argent de l’organisation. » Il participa également à une distribution de tracts du Parti communiste clandestin à Saint-Ouen l’Aumône.
Roland Parisé a été incarcéré à la prison de Fresnes. Le 7 juillet 1944 il était dans le convoi des 61 détenus de Fresnes et du Cherche-Midi qui partit de la gare de Lyon-Bercy à destination de Dachau en Allemagne. Tous étaient étiquetés « NN », Nacht und Nebel (Nuit et Brouillard), ce qui signifiait condamnés à disparaître sans laisser de traces. Cette expression avait été empruntée par Hitler au livret de L’Or du Rhin de Richard Wagner.
De Dachau, Roland Parisé a été envoyé au Kommando de travail de Allach. Les déportés travaillaient pour des firmes allemandes : une manufacture de porcelaine, puis la firme BMW, enfin pour différents chantiers de l’organisation Todt. Ce Kommando compta jusqu’à 3 859 détenus. De retour à Dachau, matricule 19403 Roland Parisé a été libéré le 29 avril 1945.
Il a été homologué combattant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), et Déporté interné résistant (DIR).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233937, notice PARISÉ Roland, Louis par Daniel Grason, version mise en ligne le 9 novembre 2020, dernière modification le 25 avril 2022.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. BS2 carton 1, 77 W 787 (transmis par Gérard Larue). – Bureau Résistance GR 16 P 458239.

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