KAWKA Ojzer

Par Annie Pennetier

Né le 1er janvier 1903 à Lubikz (Pologne) ; artisan cordonnier ; militant de la Chorale populaire de Paris ; déporté survivant.

Fils de Leib Lewck Kawka et de Léa Laja Szwarc, juifs polonais , Ojzer entra en France en août 1926. Il habitait dans le XXe arrondissement de Paris , 24, rue Villiers de l’Isle-Adam puis 107, rue de Ménimontant, où il exerçait le métier de cordonnier.
Membre de la Chorale populaire de Paris, dirigée par Peter Rosset et Suzanne Cointe, il se produisit comme soliste dans le film La vie est à nous, de Jean Renoir.
Il fut interné le 14 mai 1941 dans le camp de Pithiviers (Loiret) ; en avril 1942, une photo le montre au sein de la chorale du camp aux côtés de Mendel Zemelman, auteur du chant de Pithiviers.
Déporté à Auschwitz dans le convoi n°4 parti de Pithiviers le 25 juin 1942, il y fut affecté à la mine de charbon de Jawichowitz, où il y rencontra André Krasucki, jeune communiste résistant FTP-MOI et grand amateur de musique, qui déclarera : « il a une voix de ténor, quand il chante c’est un moment de bonheur. Son répertoire, en plusieurs langues, était étendu, de toutes les époques, de la Renaissance aux chants folkloriques français, yiddish, polonais » (C. Langeois p. 126). Il survécut à la déportation.
Son nom est gravé sur le Mur des noms, dalle n°55, colonne 19, rangée n°1, au Mémorial de la Shoah de Paris.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article234187, notice KAWKA Ojzer par Annie Pennetier, version mise en ligne le 15 novembre 2020, dernière modification le 15 novembre 2020.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Christian Langeois, Les chants d’honneur De la chorale populaire à l’Orchestre rouge, Paris, Le Cherche midi, 2017. — Mémorial de la Shoah (photo).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément