CADOU Bernard, Henri, Eugène

Par Jacques Colas, Bernard Geay

Né le 18 janvier 1931 à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; ouvrier tailleur de pierre ; militant CFTC puis CFDT ; élu du personnel à l’entreprise Le Guillou à Nantes (Loire-Atlantique) ; permanent à l’Union locale CFTC de Nantes de 1956 à 1960 ; administrateur élu à la Caisse d’allocations familiales de Loire-Atlantique ; président de la Caisse de prévoyance de la Mutualité de Loire-Atlantique.

Henri Cadou, le père de Bernard Cadou, était mécanicien en machines à coudre. Simone née Simon, sa mère, était femme au foyer. Abandonné par ses parents à l’âge de six ans, Bernard Cadou fut élevé par sa grand-mère qui habitait à Nantes. Il fréquenta l’école privée puis l’école publique jusqu’au certificat d’études primaires.

Bernard Cadou fit son apprentissage en alternance chez Le Guillou, entreprise nantaise de travaux publics et de restauration des monuments historiques. Il obtint son CAP de tailleur de pierres en 1947 et devint ouvrier dans la même entreprise. En novembre 1949, il intégra l’École nationale des métiers du bâtiment, spécialité monuments historiques, à Paris et obtint le brevet d’aptitude pour le travail sur monument historiques. Il effectua ensuite un tour de France sur le modèle de celui des Compagnons du Devoir.

Il effectua son service militaire en 1951 et 1952 à Haguenau (Bas-Rhin) durant dix-huit mois. À son retour, il réintégra l’entreprise Le Guillou qui comptait à l’époque trois mille salariés. Il travailla, entre autres, sur le chantier de la cathédrale de Nantes.

Adhérent CFTC depuis sa sortie d’apprentissage, à l’âge de seize ans, Bernard Cadou fut élu, sur liste CFTC, délégué du personnel et au Comité d’entreprise chez Le Guillou où la CGT était largement majoritaire comme presque partout dans le Bâtiment.

À partir du 1° septembre 1956, il devint permanent à l’Union locale CFTC de Nantes et fut, à ce titre, membre de la Commission exécutive de l’Union départementale de Loire-Atlantique, Jean Raulo puis Gilbert Declercq à partir de 1958 en étant alors secrétaires généraux. Il eut en charge les secteurs nantais du bâtiment, des industries alimentaires (les raffineries de sucre, la brasserie La Meuse, les conserveries Cassegrain, Amieux, les biscuiteries BN, LU, Galettes Saint-Michel, etc.) et la nouveauté (les grands magasins Decré, Brunner, etc.). Il eut un rôle important dans les luttes du secteur du bâtiment à Nantes en 1959.

Le mandat interprofessionnel de Bernard Cadou prit fin le 31 octobre 1960. Daniel Palvadeau lui succéda à l’Union locale. Dès le 2 novembre suivant, il fut embauché au Crédit immobilier familial (CIF), organisme de logement social initié avant-guerre par la CFTC. Il y resta jusqu’au 31 mars 1968 pour intégrer ensuite la Caisse chirurgicale mutuelle familiale, devenue plus tard l’Union des mutuelles de Loire-Atlantique, dans laquelle il gravit les échelons hiérarchiques jusqu’à sa retraite intervenue en février 1991, année où il fut élevé dans l’ordre national du Mérite. En fin de carrière, il continua d’assurer pour la CFDT des mandats à la Caisse d’allocations familiales (CAF) de Loire-Atlantique et à la caisse de prévoyance de la Mutualité de Loire-Atlantique dont il fut président.

Bernard Cadou avait épousé, en 1952 à Nantes, Odette Perruche, née en 1929 et décédée en 1987. Le couple eut trois enfants : Philippe né en 1953, Martine en 1956 et Chantal en 1960. Devenu veuf, Bernard Cadou se remaria en 1988 avec Gilberte Redureau née en 1945, femme au foyer.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article234542, notice CADOU Bernard, Henri, Eugène par Jacques Colas, Bernard Geay, version mise en ligne le 1er décembre 2020, dernière modification le 30 novembre 2020.

Par Jacques Colas, Bernard Geay

Sources : Arch. CFDT Loire-Atlantique, Centre d’histoire du travail, Nantes.— La Voix des travailleurs n° 156 de novembre 1961.— Entretiens avec Bernard Cadou en novembre 2013 et en avril 2020.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément