TRÉMEL Jules dit Gaudron, Ernest

Par Gérard Larue

Né le 12 mai 1924 à Plougonver (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), fusillé par les troupes allemandes le 23 août 1944 à Paris XVIIIème arr. (Seine) ; ajusteur-mécanicien ; membre du Parti communiste ; membre du groupe de résistance Turma-Vengeance Forces françaises combattantes (FFC), homologué au titre des Forces françaises de l’intérieur, Ceux de la Résistance (FFI/CDLR) de Saint-Ouen (Seine, Seine-Saint-Denis).

Fils d’Armand, François, Marie, menuisier et de Hervine, Scholastique, Marie Le Magoanou sans profession, Jules Trémel était célibataire. Soutien de famille, il habitait chez ses parents, 36 rue du Chemin est devenue rue Roger Salengro le 12 janvier 1937 à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis), avec ses sœurs, Jeanne née en 1918, Odette née en 1927 et ses frères, Armand né en 1931 et Robert né en 1933.
Il rallia en août 1943 la Résistance au « groupe du Château » de Saint-Ouen (Seine, Seine-Saint-Denis) secteur Nord, réseau 854 Turma Vengeance, en qualité d’agent de renseignement P2 chargé de mission, sous le commandement du lieutenant Roland Wucher et du capitaine Zentz.
Dans son livret Souvenons-nous, Louis Bordes affirmait en 1981, page 59, que Jules Trémel faisait partie des FTPF de Saint-Ouen, ce qui n’est pas attesté dans son dossier d’homologation du SHD de Vincennes.
En août 1944, au moment de la Libération, à Saint-Ouen, « 1200 grenades furent récupérées par les FFI dont les groupes étaient cantonnés rue des Godillots, à la Centrale électrique, rue des Bateliers et au Château de Saint-Ouen. Ce dernier était une partie de l’ancien parc qui fut acheté en 1917 par la Compagnie française Thomson-Houston, en 1928, celle-ci fusionna avec une partie de la société Alsacienne de Constructions Mécaniques et devint Als-Thom (puis Alshtom en 1932 et Alstom en 1988).
Jusqu’en 1933, le château fut utilisé comme lieu d’apparat et certaines salles servaient de bureau pour les cadres. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le site fut utilisé pour réparer des chars et confectionner des tubes pour lance-torpilles ; ensuite il fut occupé par la société allemande AGE ; un poste de défense anti-aérienne fut installé dans le parc. Le gouvernement de Vichy utilisa le Château pour y installer le centre de jeunesse. – Travail et Joie –. L’Alsthom récupéra le site en 1947. ».
Jules Trémel assurait la liaison avec Stains. Il fut nommé sous-lieutenant FFI le 1er août 1944 par le Lieutenant-Colonel Suchet, participa à la tête de sa section, aux combats insurrectionnels de Clignancourt à Paris (XVIIIe arr.). Arrêté par les troupes allemandes le 23 août 1944, il fut fusillé le jour-même à 16 heures, 170 boulevard Ney à Paris XVIIIe arrondissement. Il avait 20 ans et trois mois.
Jules Trémel fut homologué FFI au grade fictif de sergent-chef à titre posthume et reçut la Croix de guerre à l’ordre de la Division.
Une rue de Stains porte son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article234797, notice TRÉMEL Jules dit Gaudron, Ernest par Gérard Larue, version mise en ligne le 29 novembre 2020, dernière modification le 22 décembre 2020.

Par Gérard Larue

SOURCES : SHD section Résistance GR 16 P 577423, 17P 230 (Turma-Vengeance). – Souvenons-nous, Louis Bordes, 1981, Éd. Service information Mairie de Stains. – Dictionnaire de la Résistance, Sous la direction de François Marcot avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, Ceux de la Résistance, Guillaume Piketty, Éd. Robert Laffont, 2006, p 135-138. – Archives municipales de Saint-Ouen (Monsieur Simoné Zimbardi, archiviste), 1939-1945 Les sombres années, ouvrage collectif rédigé en 1969 non-publié page 35. – Archives municipales de Stains, dénombrement 1936. – État-civil de Plougonver.

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