WISLEZ Alphonse.

Par Renée Dresse

Sougné (aujourd’hui commune d’Aywaille, pr. et arr. Liège), 30 octobre 1896 – Sougné-Remouchamps (aujourd’hui commune d’Aywaille), 10 juillet 1952. Ouvrier carrier, dirigeant régional de la Centrale chrétienne des ouvriers de la pierre, conseiller communal de Sougné-Remouchamps.

Alphonse Wislez est issu d’une famille de huit enfants : son père, Victor Joseph, né à Aywaille le 20 juin 1867, est ouvrier carrier, sa mère, Hubertine Monseur, née à Aywaille le 2 novembre 1864, est couturière. Il effectue son service militaire en 1919 à la 2ème Batterie du 3ème groupe du 9ème Régiment d’artillerie à Liège.

Alphonse Wislez travaille comme épinceur dans une carrière de grès de la vallée de l’Amblève. Il s’engage très tôt dans l’action syndicale au sein de la Centrale chrétienne des ouvriers de la pierre. Il est d’ailleurs un des pionniers du syndicalisme chrétien dans la région de l’Ourthe-Amblève. Nommé secrétaire permanent de la centrale pour les provinces de Liège et de Luxembourg en 1933, il est membre effectif du comité national de son organisation, membre du collège des propagandistes et du Bureau journalier de la Fédération des syndicats chrétiens de Liège.

Avant la guerre, Aphonse Wislez est conseiller communal et échevin de Sougné-Remouchamps (les deux villages ont fusionné en 1919).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alphonse Wislez, alors échevin, pose des actes de résistance à l’occupant dès 1941 en fournissant des faux papiers et des lieux de subsistance à des illégaux. Il s’investit dans le réseau Socrate en 1943 puis le réseau Zéro au début de 1944. Il participe à de multiples actions : diffusion de la presse clandestine, aide aux réfractaires, etc. Dans la nuit du 09 au 10 juin 1944, il est arrêté à son domicile par la Feldgendarmerie. Incarcéré à la Citadelle de Liège jusqu’au 25 juillet 1944, il est ensuite emprisonné au camp de Beverloo à Leopoldsburg (Bourg-Léopold, pr. Limbourg, arr. Hasselt). Libéré le 5 septembre 1944, il participe aux opérations de nettoyage de la région d’Ourthe-Amblève. Pour ces faits, Alphonse Wislez, reconnu comme résistant armé, résistant par la presse clandestine et prisonnier politique, reçoit plusieurs distinctions (voir Sources : COMPÈRE E.).

Alphonse Wislez participe à la relance de la Fédération des syndicats chrétiens de Liège avant de disparaître en 1952.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article234815, notice WISLEZ Alphonse. par Renée Dresse, version mise en ligne le 29 novembre 2020, dernière modification le 29 novembre 2020.

Par Renée Dresse

SOURCES : COMPÈRE E., « Alphonse François Wislez » dans Généalogie de la famille Compère-Payon, dans Site WEB : geneanet.org – Congrès de la Centrale chrétienne des ouvriers de la pierre. Congrès de 1951, s.l., 1953.

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