TISSERAND André, Alfred

Par Jean-Luc Marquer

Né le 13 octobre 1921 au Val-d’Ajol (Vosges), mortellement blessé le 7 juin 1944 à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) ; pâtissier ; résistant F.T.P.F., homologué Forces françaises de l’Intérieur

André TISSERAND
André TISSERAND
Photo : ANACR Saint-Égrève

André, Alfred Tisserand était le fils de Georges, Alfred et de Berthe Tisserand, son épouse.
Célibataire, pâtissier à la biscuiterie Brun à Saint-Martin-d’Hères (Isère), il habitait avec sa mère, veuve, et une de ses sœurs, Claudine Eynard, dont le mari était prisonnier en Allemagne, au lieu-dit "La Gomma" à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère).
Réfractaire au S.T.O., il quitta son emploi pour entrer dans la clandestinité.
Tout comme sa mère et sa sœur, il s’engagea dans la Résistance et rejoignit les rangs du 3ème Bataillon des Francs-tireurs et partisans français (F.T.P.F.) de Chartreuse à partir du 15 juillet 1943/
Sur instruction de l’état-major régional des F.T.P., le maire de Saint-Martin-le-Vinoux installa une infirmerie clandestine pour les combattants des Forces françaises de l’Intérieur blessés dans une maison proche de celle de la famille Tisserand, en contre-bas de la route de Clémencières.
André Tisserand, Claudine Eynard et sa mère avaient pour mission de soigner et de ravitailler les blessés.
Le 7 juin 1944, des miliciens attaquèrent le bâtiment à l’intérieur duquel se trouvait du matériel chirurgical et des produits pharmaceutiques.
Ils se saisirent d’André Tisserand, le poussant devant eux comme un bouclier.
Dès qu’ils eurent réussi à ouvrir la porte, ils ouvrirent le feu et blessèrent grièvement André Tisserand et un F.T.P.F nommé Maurice Roche.
Les résistants retranché à l’intérieur de la maison ripostèrent vivement.
Les miliciens prirent alors le parti de se retirer et d’attendre des renforts.
Un groupe de F.T.P.F. arriva alors très opportunément à bord d’un camion et entreprit d’évacuer les blessés en emportant le maximum de matériel.
Ils s’enfuirent vers le col de Clémencières.
Quand les miliciens revinrent accompagnés de renforts allemands, il ne trouvèrent personne.
Ils incendièrent alors l’infirmerie et pillèrent et incendièrent la maison de la famille Tisserand.
L’état d’André Tisserand étant jugé très sérieux, il fut transporté à la clinique Saint-Paul de Grenoble (Isère). Il y décéda des suites de ses blessures le 9 juin 1944.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Il fut décoré de la croix de Guerre et de la médaille de la Résistance à titre posthume.
Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Martin-le-Vinoux.
Une voie de cette commune, le chemin André Tisserand, porte son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article234875, notice TISSERAND André, Alfred par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 30 novembre 2020, dernière modification le 18 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

André TISSERAND
André TISSERAND
Photo : ANACR Saint-Égrève

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406 et 619 — SHD Vincennes, GR 16 P 572180 (à consulter) ; GR 19 P 38/20 — AVCC Caen, AC 21 P 159791 (à consulter) — Mémoire des hommes — ANACR Saint-Égrève — Notes d’Alex Roche — État civil

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