SIMARD Antoine [Pseudonyme dans la clandestinité : RYRY]

Par Renaud Poulain-Argiolas

Né le 26 août 1901 à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), mort vers 1971 ; cultivateur, puis cheminot (conducteur de trains) ; militant communiste de Miramas (Bouches-du-Rhône) résistant ; président du Comité local de Libération.

Photo d’Antoine Simard publiée dans La Marseillaise en 1965

Antoine Simard était le fils d’Auguste Simard, cordonnier, né aussi à Châteaurenard, et de Françoise Viany, née à Boulbon (Bouches-du-Rhône). Il perdit son père avant d’avoir 8 ans.

D’après son état signalétique, il fit son service militaire à partir d’avril 1921 comme soldat de 2e classe et participa à une campagne en Haute Silésie de janvier à juin 1922. Il était alors dans le 23e bataillon de chasseurs à pied. On apprend aussi qu’il mesurait 1m61, avait les cheveux noirs et les yeux marron foncé.
Il dut être embauché comme cheminot chez PLM à Miramas en 1926, car l’armée le décrit alors comme « affecté spécial des chemins de fer ». Il était alors domicilié au 102, cité Capitaine.
En août 1927 il déménagea à Cavaillon (Vaucluse) [avenue du Clos, Maison Flavien]. Il revint plus tard à Miramas en avril 1931 pour vivre au 65, cité Capitaine, puis au 9, boulevard Talabot en juin 1937.

Son statut d’affecté spécial des chemins de fer fut maintenu le 2 septembre 1939 « au titre de la SNCF ». Il fut considéré comme démobilisé à partir du 25 juin 1940.
Du 1er juillet 1943 au 31 août 1944 il servit dans les FTP. Ses papiers militaires font mention à un certificat d’appartenance aux FFI de la 9e région militaire (délivré à Marseille le 26 juillet 1949).

Antoine Simard fut présenté par le PCF aux élections municipales de Miramas en 1965 sur la liste menée par le menuisier Louis Cote. Lors du premier tour il figurait notamment aux côtés de l’instituteur Georges Thorrand, de trois femmes (Paulette Argiolas, Yvonne Astier et Denise Clément) et de neuf autres cheminots. Le quotidien régional communiste La Marseillaise publia sa photo avec celles d’autres candidats de son parti pour les faire connaître de la population. Il était alors retraité de la SNCF.
A l’issue du scrutin, c’est la liste menée par le médecin UDR Pierre Tristani qui gagna la mairie.

Le site « Mémoire des Hommes » le répertorie comme FFI en lui attribuant le pseudonyme Ryry. Une cote contient des informations le concernant au Service historique de la Défense de Vincennes (GR 16 P 548746).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235117, notice SIMARD Antoine [Pseudonyme dans la clandestinité : RYRY] par Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 5 décembre 2020, dernière modification le 1er avril 2021.

Par Renaud Poulain-Argiolas

Photo d’Antoine Simard publiée dans La Marseillaise en 1965

SOURCES : État signalétique et militaire, SIMARD, Antoine : 1 R 1508 (matricule 3949). — Données des sites Filae et Généanet. — Article de La Marseillaise de 1965. — Bulletins de vote des 14 et 21 mars 1965. — Mémoire des Hommes, SHD Vincennes, GR 16 P 548746 (nc). — Propos recueillis auprès de Georges Thorrand et de René Caramini.

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