JACH Roger, Victor

Par Renaud Poulain-Argiolas

Né le 19 septembre 1910 à Salernes (Var), mort le 29 septembre 2002 à Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône) ; cheminot ; militant communiste de Miramas (Bouches-du-Rhône) ; syndicaliste, trésorier de la section des cheminots retraités CGT.

Photo de Roger Jach publiée dans La Marseillaise en 1965

Le père de Roger Jach s’appelait Joseph, Marius, Antoine Jach. Il était lui aussi né à Salernes et était malonnier. Sa mère, Eugénie, Élisa Simon, née à Salernes, était malonnière.
Joseph Jach fut mobilisé lors de la Première guerre mondiale en tant que soldat de 2e classe du 143e régiment d’infanterie territoriale. Il mourut d’une maladie contractée en service en août 1917 et fut reconnu « Mort pour la France ». L’enfant fut adopté par la nation au terme d’un jugement rendu par le tribunal civil de Draguignan (Var) en juin 1919.

Roger Jach épousa Georgette Églantine Maurel à Salernes le 2 septembre 1933. Elle mourut en 1967. Il se maria en secondes noces avec Marie, Laurence, Augusta Marchal à Miramas le 15 novembre 1969.

Il fut présenté par le PCF aux élections municipales de Miramas en 1965 sur la liste menée par le menuisier Louis Cote. Lors du premier tour il figurait notamment aux côtés de l’instituteur Georges Thorrand, de trois femmes (Paulette Argiolas, Yvonne Astier et Denise Clément) et de neuf autres cheminots. Le quotidien régional communiste La Marseillaise publia sa photo avec celles d’autres candidats de son parti pour les faire connaître de la population. On le présenta alors comme « militant politique et syndical chevronné », membre dirigeant d’une association de boules et trésorier de la section des cheminots retraités CGT. C’est cependant le médecin UDR Pierre Tristani qui gagna la mairie.
Lors des municipales de mars 1971, Roger Jach fut à nouveau candidat sur la liste menée cette fois par Georges Thorrand. A leurs côtés, il y avait treize autres cheminots et trois femmes. Dix des candidats de la liste étaient des sans-parti qui avaient souhaité s’allier avec les communistes, faute d’une alliance décidée en haut lieu par la direction départementale socialiste. Cette fois encore c’est Tristani qui l’emporta.

Roger Jach était présent au Congrès national de la fédération des cheminots CGT à Paris en novembre 1973 avec plusieurs de ses camarades de Miramas : Francis Nardy, Georges Santana et Jean-Marie Argiolas.

Son nom est souvent sujet à des erreurs orthographiques dans les documents militants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235161, notice JACH Roger, Victor par Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 30 mars 2021, dernière modification le 26 mars 2021.

Par Renaud Poulain-Argiolas

Photo de Roger Jach publiée dans La Marseillaise en 1965
Congrès national de la Fédération des cheminots CGT. Paris, 1973. Les cheminots de Miramas sont au 3e rang. Le 5e à partir de la droite est Roger Jach. Suivent Francis Nardy, Georges Santana et Jean-Marie Argiolas.

SOURCES : Archives départementales du Var, Registres d’état-civil, Mairie de Salernes (Var), arrondissement de Draguignan, Naissances-décès 1910-1914 (7 E 128/61), Acte de naissance n°35 : JACH Roger, Victor. — Etat-civil de Salernes, Naissances, 1914, Acte n°2 : MAUREL Georgette, Églantine. — Bulletins de vote des 14 mars 1965, du 21 mars 1965 et du 21 mars 1971. — Article de La Marseillaise de 1965. — Archives Argiolas. — Site Mémoire des Hommes : Document militaire attestant du décès de JACH Joseph Marius Antoine, 30-07-1877. — Données du site Généanet.

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