LANDSCHOOT Edouard, François [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 6 août 1867 à Paris (XIXe arr.), mort le 30 juin 1929 à Paris (XIeme arr.) ; bijoutier ; anarchiste parisien et de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

En 1887, Edouard Landschoot habitait 117 passage de l’Avenir à Saint-Ouen.
Il s’engagea à l’armée pour cinq ans le 12 mars 1889, il fut affecté au 45e régiment d’infanterie. Il était libéré le 11 avril 1892.
Le 16 octobre 1892, il demeurait 31 rue Mathieu à Saint-Ouen.
En août 1893, il s’était présenté aux élections législatives à Saint-Denis (2e circonscription. Seine-Saint-Denis), soutenu d’après lui, par le Comité révolutionnaire de Saint-Ouen et de Saint-Denis. Mais selon la police, il s’agissait d’une candidature anarchiste. Numa Jourdan et Bastard se présentaient déjà dans la même circonscription. Toujours selon la police, Landschoot, aurait finit par soutenir Lourdelet, un autre candidat mais d’après les résultats, il se maintint jusqu’au bout et n’eut aucun suffrage, tout comme Jourdan et Bastard. Ce qui ressemblait fort aux candidatures abstentionnistes des anarchistes qui se présentaient uniquement pour faire de la propagande contre les élections.
Il travaillait comme bijoutier à domicile, à la fin juin 1894, il se trouvait sans travail. Lorsqu’il n’avait plus d’argent, il allait habiter chez ses parents, 66 quai de la Loire.
Le 30 juin 1894, le Préfet de police délivrait un mandat d’amener et de perquisition à son encontre étant soupçonné de participer à une association de malfaiteurs (art. 265 et 266 du code pénal. Loi du 18 décembre 1893).
Edouard Landschoot fut arrêté le 1er juillet 1894, lors de la rafle de 154 anarchistes. Au cours de la perquisition de son domicile, 90 quai de la Loire, la police avait saisi des papiers manuscrits et quelques imprimés démontrant qu’il s’occupait de propagande révolutionnaire. Il déclara ne pas être anarchiste et avoir appartenu à un comité à Saint-Ouen, mais depuis un an ne s’occuper plus de rien. Inculpé d’association de malfaiteurs, il était mis à la disposition de l’autorité judiciaire.
Le 4 juillet 1894, il était incarcéré à Mazas et libéré le 6 juillet.
Considérant qu’on lui avait reproché d’avoir reçu chez lui des individus suspects mais qu’il ne paraissait pas s’être mêlé au mouvement anarchiste, le juge Meyer rendit une ordonnance de non lieu le 4 juillet 1895.
En août 1895, il habitait 157 rue Saint-Maur.
Il figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 31 décembre 1896, la mention « rayé le 22 juillet 1894 » était elle-même rayée.
Le 17 mai 1897, son adresse était 30 rue de Picardie et le 29 décembre 1901, 22 rue des 3 Bornes.
Son dossier à la Préfecture de police portait le n°264.869.
Le 26 août 1905, Landschoot était réformé n°2, pour « déchéance de l’état général et palpitations (éthylisme) »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235227, notice LANDSCHOOT Edouard, François [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 7 décembre 2020, dernière modification le 7 décembre 2020.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES :
Archives de la Préfecture de police Ba 1500. — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine. — Archives de Paris D.3U6 dossier 51. — La Justice 21 août 1893. — Archives de Paris. — État civil et recrutement militaire,1er bureau, matricule : 2436.

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