RIBREAU Jacques François

Par Gauthier Langlois

Né le 18 février 1812 à Saint-Florent (actuellement Niort, Deux-Sèvres), mort le 19 avril 1893 à Sainte-Pezenne (actuellement Niort, Deux-Sèvres) ; chamoiseur à Niort, marié ; opposant au coup d’État du 2 décembre 1851 exilé à Jersey.

Son acte de naissance précise qu’il est né de Jacques Ribreau aubergiste et marchand de bois, âgé de 35 ans, et de Françoise Morillon son épouse. Sur l’acte le père signe son nom Ribrault. Jacques épousa à Niort, le 9 mai 1832, Rosalie Olinda Terte, fille naturelle d’une niortaise et d’un cordonnier de Confolens (Charente-Maritime). Sur l’acte de mariage son nom est orthographié Ribreault et c’est sous cette orthographe qu’il signait son nom. De ce mariage naquit, le 8 août 1833, Joséphine Ernestine. Après la mort de sa femme en 1834, il épousa en secondes noces, le 23 novembre 1846, Julie Marie Guillebot. Celle-ci, fille d’un couple de jardiniers, était piqueuse de gants.

Jacques Ribreau fut condamné par la commission mixte des Deux-Sèvres à l’éloignement momentané. La décision était motivé par le commentaire suivant : « Attendu que Ribereau s’est fait remarquer, dans les attroupements, tant sur la place de la Brèche que sur celle de la Mairie, par une animation extrême ; qu’il provoquait par des cris les émeutiers à s’emparer de l’hôtel de ville ; et que sur la place du Donjon il faisait sentinelle, autour du groupe des chefs des émeutiers qui délibéraient ; Qu’il est livré aux détestables habitudes de la paresse et de l’ivrognerie, il s’est rendu redoutable aux hommes paisibles et a encore trouvé à adresser à la gendarmerie, lors de son arrestation, des discours, expression de ses idées démagogiques sanguinaires ; Ribéreau Jacques François est désigné pour être éloigné momentanément du territoire. »

Avec son compatriote niortais François Plisson, il choisit de s’exiler à Jersey. Ayant fait sa soumission au gouvernement, il bénéficia, le 7 mai 1853, d’une grâce accordée par le chef de l’État. Il bénéficia d’une pension au titre de la loi de réparation de 1881.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235376, notice RIBREAU Jacques François par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 30 décembre 2020, dernière modification le 30 décembre 2020.

Par Gauthier Langlois

SOURCES : « Généalogie Ribreault », Geneanet, consulté le 30 décembre 2020. — Archives des Deux-Sèvres, Acte de naissance, Acte de mariage. — Archives nationales, F/7/*/2594 (liste générale), BB/30/402, (Département des Deux-Sèvres. État des affaires sur lesquelles la Commission départementale a statué d’une manière définitive), BB/22/167/1 (dossier de grâce), F/15/4088 (dossier de pension). — Denise Devos, La Troisième République et la mémoire du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte : la loi de réparation nationale du 30 juillet 1881 en faveur des victimes du 2 décembre 1851 et des victimes de la loi de sûreté générale du 27 février 1858 : F15 3964 à 4023, Paris, Archives nationales, 1992, p. 468. — Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, « Ribreau - Jacques François », Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013.

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