LÊ SOM ou LÊ SONG ou LÊ VAN SOM

Par Jean-Luc Marquer

Né en Indochine, tué le 12 juillet 1944 à Vaujany (Isère) ; soldat de 1ère classe du 1er GMICR, intégré au maquis de l’Oisans

Plaque commémorative Livet-et-Gavet (Isère)
Plaque commémorative Livet-et-Gavet (Isère)
Source : Source : Raymond Sénèque, Geneanet, licence CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons

Lê Som ou Lê Song ou Lê Van Som faisait partie des soldats coloniaux engagés dans la Résistance au sein du Maquis de l’Oisans. Il était tirailleur de 1ère classe et avait le n° 13655.
Il fut incorporé à la section Lamy à partir du 5 juillet 1944.
Les soldats coloniaux indochinois sont inconnus aux yeux d’un grand nombre de personnes. Environ une centaine de ces soldats coloniaux formèrent en 1944 une partie des résistants du maquis de l’Oisans et participèrent à la libération de l’Isère.
À partir de 1942, une partie des militaires asiatiques bénéficia d’un encadrement français et les éléments coloniaux furent regroupés en des Groupements militaires d’indigènes coloniaux rapatriables (GMICR).
Début 1944, le GMICR n°1 comptait dans ses rangs la 14ème Compagnie Indochinoise basée à Rioupéroux (Isère).
Les Annamites participaient déjà au ravitaillement des maquis locaux.
Le 4 Juillet 1944 l’unité rejoignit le maquis soit un effectif de 137 militaires. La 13ème Compagnie Indochinoise, elle aussi dans la région, la rejoignit.
Les soldats coloniaux retrouvèrent leurs fonctions d’antan, sapeurs, conducteurs, fantassins, mitrailleurs.
Les forces de la Résistance se réorganisèrent et les Indochinois formèrent le 1er Bataillon d’Infanterie coloniale FFI de l’Oisans, commandé par le capitaine Grand, et le 1er Groupe d’artillerie coloniale FFI de l’Oisans, commandé par le capitaine Lanvin.
Les combats se poursuivirent jusqu’en Maurienne.
La seule trace qui subsiste aujourd’hui de l’action de ces soldats indochinois dans la Résistance est le monument érigé dans l’Oisans.
Près de 180 résistants français ou coloniaux tombèrent dans cette région pour la libération de la France.
Parmi eux, 13 soldats indochinois.
Lê Som fut tué au combat le 12 juillet 1944 au lieu-dit Rochebleue, commune de Vaujany (Isère).
Il obtint la mention "Mort pour la France".
Il est enterré dans la Nécropole Nationale de La-Doua à Villeurbanne (Métropole de Lyon), carré A, rang 17, sépulture 16.
Son nom figure sur sur la plaque commémorative au maquis de l’Oisans à Vaujany et sur le mémorial du maquis de l’Oisans à Livet-et-Gavet (Isère), orthographié Lê Sog.


Voir : Vaujany


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235798, notice LÊ SOM ou LÊ SONG ou LÊ VAN SOM par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 21 décembre 2020, dernière modification le 10 janvier 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Plaque commémorative Livet-et-Gavet (Isère)
Plaque commémorative Livet-et-Gavet (Isère)
Source : Source : Raymond Sénèque, Geneanet, licence CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons

SOURCES : Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — Geneanet — http://www.maquisdeloisans.frhttps://www.39-45.org/viewtopic.php?f=25&t=15309

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