BLANC Aimé, Adrien alias Aimé

Par Eric Panthou

Né le 18 juin 1920 à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme), mort le 4 novembre 1981 à Pont-du-Château ; ouvrier d’usine ; réfractaire au STO ; membre d’un maquis Franc-Tireur ; membre du Parti communiste clandestin ; interné à la centrale d’Eysses ; déporté à Dachau.

Fils de Camille et de Marie Marol, Aimé Blanc se maria le 28 novembre 1942 à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme) avec Yvonne Michon. Le couple habitait cette commune et eut une fille et une fils. Aimé Blanc était ouvrier à l’usine des bitumes de Pont-du-Château. Il a effectué un stage aux Chantiers de Jeunesse de La Plaud en Corrèze.
Réfractaire au STO, il rejoignit le 21 mai 1943 un réseau organisant les réfractaires en les acheminant dans le secteur d’Arlanc au sud-est du Puy-de-Dôme. Ce réseau était initié et organisé par le mouvement Franc-Tireur mais dirigé localement par trois militants communistes, Pierre Cerveau, Jean Perrain et Paul Daigneau.
C’est Pierre Cerveau qui profita de son influence pour inciter plusieurs jeunes réfractaires à donner leur accord pour rejoindre le Parti communiste. Cet accord ne se traduisit concrètement par aucune action ni même formation. La police reconnut que les meilleurs renseignements avaient été recueillis sur son compte.
24 jeunes donnèrent ainsi leur accord pour rejoindre le PC clandestin.
Le groupe ne commit aucun acte armé hormis l’attaque d’une gendarmerie à Arlanc le 9 juin 1943 pour libérer 6 de ses membres. La mort d’un gendarme entraîna une vaste opération pour arrêter le groupe dont Aimé Blanc, connu sous le nom d’Aimé. Celui-ci fut bientôt arrêter comme cinquante autres réfractaires.
Il fut incarcéré à la maison de Thiers (Puy-de-Dôme) suite à un arrêté du 30 juin 1943 du préfet régional. Il aurait été condamné à 6 ans de réclusion.
Il fut ensuite sans doute transféré dans un centre de séjour surveillé, avant d’être envoyé à la centrale d’Eysses, commune de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) à partir du 15 octobre 1943. Suite au soulèvement d’une partie des prisonniers -essentiellement composés de prisonniers politiques- au sein d’un bataillon FFI le 19 février 1944, l’État français réprima durement le mouvement et livra 1121 prisonniers à la division SS Das Reich qui les conduisit à la gare de Penne pour les déporter jusqu’au camp de Royallieu à Compiègne 3 jours durant puis 3 autres jours vers Dachau (Allemagne) par les convois du 18 juin et du 2 juillet.
Aimé Blanc figure parmi les déportés.

Il a été homologué FFI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235957, notice BLANC Aimé, Adrien alias Aimé par Eric Panthou, version mise en ligne le 28 décembre 2020, dernière modification le 28 décembre 2020.

Par Eric Panthou

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 1296W422 : Affaire attaque gendarmerie Arlanc. — Tableau des internés de la centrale d’Eysses effectué par Corinne Jaladieu : http://museedelaresistanceenligne.org/mediaseysses/Resistants_Eysses.pdf. — SHD Vincennes, GR 16 P 62414, dossier de résistant d’Aimé Blanc (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 710428, dossier d’interné d’Aimé Blanc (nc). — Jean-Guy Modin, Le Bataillon d’Eysses : d’après les témoignages et documents des anciens détenus patriotes d’Eysses (F.F.I. 1943-1945), Amicale des anciens détenus patriotes de la Centrale d’Eysses, 1962. — Généanet.

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