CHASTANG André, Joseph alias André ou Dédé

Par Eric Panthou

Né le 9 mai 1924 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), mort le 10 septembre 1993 à Montluçon (Allier) ; employé ; réfractaire au STO ; membre d’un maquis Franc-Tireur ; membre du Parti communiste clandestin ; interné à la centrale d’Eysses ; déporté à Dachau.

Fils d’Henri et d’Augusta Cubisol, André Chastang -également orthographié Chastaing- habitait Royat (Puy-de-Dôme), était célibataire et employé du ministère des Finances. Il avait deux sœurs.

Réfractaire au STO, il rejoignit vers mai 1943 un réseau organisant les réfractaires en les acheminant dans le secteur d’Arlanc au sud-est du Puy-de-Dôme. Ce réseau était initié et organisé par le mouvement Franc-Tireur mais dirigé localement par trois militants communistes, Pierre Cerveau, Jean Perrain et Paul Daigneau.

Le groupe ne commit aucun acte armé hormis l’attaque d’une gendarmerie à Arlanc le 9 juin 1943 pour libérer 6 de ses membres. La mort d’un gendarme entraîna une vaste opération pour arrêter le groupe dont André Chastang, connu sous le nom de Dédé. Celui-ci fut bientôt arrêter comme cinquante autres réfractaires.
Il fut incarcéré à la maison de Thiers (Puy-de-Dôme) suite à un arrêté du 30 juin 1943 du préfet régional. Il aurait été condamné à 6 ans de réclusion. Il semble qu’il ait pu s’évader selon une annotation manuscrite d’une liste de la police.

Il fut ensuite sans doute transféré dans un centre de séjour surveillé, avant d’être envoyé à la centrale d’Eysses, commune de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) à partir du 15 octobre 1943. Suite au soulèvement d’une partie des prisonniers -essentiellement composés de prisonniers politiques- au sein d’un bataillon FFI le 19 février 1944, l’État français réprima durement le mouvement et livra 1121 prisonniers à la division SS Das Reich qui les conduisit à la gare de Penne pour les déporter jusqu’au camp de Royallieu à Compiègne 3 jours durant puis 3 autres jours vers Dachau (Allemagne) par les convois du 18 juin et du 2 juillet.
André Chastang figure parmi les déportés.

Il a été homologué FFI et Déporté-interné de la Résistance (DIR).

Il se maria après-guerre une première fois à Toulon (Var) avec Ferdinande Mauricette Budt puis le 9 janvier 1954 à Montluçon avec Paulette Simone Walker.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235960, notice CHASTANG André, Joseph alias André ou Dédé par Eric Panthou, version mise en ligne le 28 décembre 2020, dernière modification le 28 décembre 2020.

Par Eric Panthou

SOURCES : AVCC Caen AC 21 P 725963, dossier André Chastang (nc). — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 1296W422 : Affaire attaque gendarmerie Arlanc. — Tableau des internés de la centrale d’Eysses effectué par Corinne Jaladieu : http://museedelaresistanceenligne.org/mediaseysses/Resistants_Eysses.pdf. — SHD Vincennes, GR 16 P 123054, dossier de résistant d’André Chastang (nc). — Jean-Guy Modin, Le Bataillon d’Eysses : d’après les témoignages et documents des anciens détenus patriotes d’Eysses (F.F.I. 1943-1945), Amicale des anciens détenus patriotes de la Centrale d’Eysses, 1962. — Généanet.

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