DÉRIGON Jean-Marie

Né le 11 juin 1887 à Saint-Alyre-d’Arlanc (Puy-de-Dôme), cultivateur ; résistant ; interné à la centrale d’Eysses ; déporté à Dachau.

Fils de Barthélémy et Catherine Bouchet, Jean-Marie Derigon devint cultivateur.
Il vécut dans l’Aube puis en Seine-et-Oise puis la Marne avant la Première guerre mondiale où il fut mobilisé jusqu’en 1919. Il s’installa ensuite au hameau de Chanteluc, commune de Laval-sur-Doulon (Haute-Loire), juste en bordure du Puy-de-Dôme.
Sous l’Occupation, il accepta qu’un groupe de réfractaires du STO organisés par des membres de Franc-Tireur se cache dans ses locaux. Il accepta aussi de cacher les archives du chef du groupe, le communiste Pierre Cerveau.
Il fut arrêté dans le cadre d’une vaste mobilisation policière suite à l’attaque de la gendarmerie d’Arlanc par des membres du groupe de réfractaires pour libérer 6 des leurs le 9 juin 1943. Un gendarme et Pierre Cerveau furent tués ce jour-là.
Il fut incarcéré à la maison de Thiers (Puy-de-Dôme) suite à un arrêté du 30 juin 1943 du préfet régional. Il aurait été condamné à 1 ans de réclusion.
Il fut ensuite sans doute transféré dans un centre de séjour surveillé, avant d’être envoyé à la centrale d’Eysses, commune de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) à partir du 15 octobre 1943. Suite au soulèvement d’une partie des prisonniers -essentiellement composés de prisonniers politiques- au sein d’un bataillon FFI le 19 février 1944, l’État français réprima durement le mouvement et livra 1121 prisonniers à la division SS Das Reich qui les conduisit à la gare de Penne pour les déporter jusqu’au camp de Royallieu à Compiègne 3 jours durant puis 3 autres jours vers Dachau (Allemagne) par les convois du 18 juin et du 2 juillet.
Jean-Marie Dérigon figure parmi les déportés. Il a survécu.

Il a été reconnu Déporté et interné de la résistance (DIR), Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235961, notice DÉRIGON Jean-Marie, version mise en ligne le 28 décembre 2020, dernière modification le 28 décembre 2020.

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 176812, dossier Jean-Marie Derigon (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 633295, dossier Jean-Marie Derigon (nc). — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 1296W422 : Affaire attaque gendarmerie Arlanc. — Tableau des internés de la centrale d’Eysses effectué par Corinne Jaladieu : http://museedelaresistanceenligne.org/mediaseysses/Resistants_Eysses.pdf. —

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