MATHIEU François

Par Jean-Noël Dutheil

Né le 17 février 1898 à Rocles (Allier), mort le 10 décembre 1993 à Désertines (Allier) ; ouvrier à l’usine Saint Jacques puis mouleur aux Hauts Fourneaux de Montluçon (Allier) ; militant CGT unitaire ; responsable communiste ; résistant ; déporté à Buchenwald.

Source de la photo : AFMD-Allier, direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

Fils d’un propriétaire cultivateur,François Mathieu reçut une formation de maréchal-ferrant. Ancien combattant de la première guerre mondiale, il fut dans la zone des armées du 24 septembre 1917 au 11 novembre 1918. En juin 1921, il habita 41 quai Barbès à Montluçon (Allier), il était ouvrier à l’usine Saint-Jacques (Compagnie Châtillon-Commentry). Son épouse étant une ouvrière à l’usine Dunlop, ils habitèrent la cité Dunlop, rue de l’ouest à partir de 1933 et François Mathieu s’embaucha comme mouleur aux Hauts Fourneaux. Il régla ses cotisations à l’Union Centrale des Travailleurs de la Métallurgie (syndicat affilié à la CGTU), à partir de l’année 1933. Il fit partie de la délégation des unitaires qui rencontra les confédérés lors de la réunification du syndicat des métaux de Montluçon le 21 novembre 1935, mais il ne prit pas de responsabilités dans la nouvelle CGT.
Il adhéra au parti communiste en 1932, secrétaire de la cellule des Hauts Fourneaux. Selon un rapport des Renseignements Généraux, il était responsable du Comité d’organisation du PCF en 1939 et de la distribution des tracts du PCF à Montluçon.
François Mathieu fut candidat aux élections municipales de Montluçon de mai 1935 sur la liste conduite par le communiste Jean Baptiste Aucouturier.
Il fut responsable syndical pour le secteur Nord-Est de Montluçon du parti communiste clandestin en 1940. Il adhéra au Front National de lutte pour la Libération en 1941, entreposant et diffusant journaux et tracts du Front National. Son domicile fut perquisitionné deux fois, en 1940 et dans le cadre d’une opération de grande ampleur, le 8 janvier 1942 : « une certaine activité communiste ayant été constatée dans la région de Montluçon ». Sur dénonciation d’un agent infiltré, il fut arrêté sur son lieu de travail, le 8, interné le 14 au C.S.S. de Nexon (Haute-Vienne), transféré le 12 août à Saint-Paul-d’Eyjaux (Haute-Vienne) puis à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Il fut déporté Buchenwald, le 30 juillet 1944, évacué le 1er avril 1945 vers Lippstadt et libéré par les troupes américaines.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235966, notice MATHIEU François par Jean-Noël Dutheil, version mise en ligne le 28 décembre 2020, dernière modification le 28 décembre 2020.

Par Jean-Noël Dutheil

Source de la photo : AFMD-Allier, direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

SOURCES : Arch. Dép. Allier 1R919 1218W3. — AFMD Allier biographie de François Mathieu. — Arch. IHS CGT Allier registre des adhérents de l’UCTM, registre des procès-verbaux du syndicat des métaux de Montluçon. — André Sérézat, [Et les Bourbonnais de levèrent], Ed. Créer, p. 120 et 121. — État civil, recensements de population.

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