COTTENCEAU Léon, Bernard, Joseph, Fernand

Par Louis Allard

Né le 16 octobre 1939 à Saint-Macaire-en-Mauges (Maine-et-Loire) ; menuisier ; syndicaliste CFDT, membre du Bureau du syndicat du Bâtiment de la région choletaise, membre des Bureaux de l’Union départementale de Maine-et-Loire du Bâtiment et de l’Union régionale du Bâtiment des Pays-de-la-Loire (1964-1970), membre du Conseil et du Bureau de l’union régionale interprofessionnelle CFDT des Pays-de-la-Loire (1970-1980), membre du bureau de l’Union locale des retraités CFDT de la région choletaise ; administrateur à la CAF de Cholet.

Léon COTTENCEAU en 1970
Léon COTTENCEAU en 1970

Son père, également prénommé Léon, était menuisier et sa mère, Georgette Guinhut, était piqueuse en chaussure à domicile et femme de ménage. Léon Cottenceau était le second d’une fratrie de cinq enfants (trois garçons et deux filles). La famille était catholique pratiquante. Le père milita au patronage et dans la vie associative locale.

Après avoir obtenu à l’âge de quatorze ans son certificat d’études primaires (CEP) dans l’enseignement catholique, Léon Cottenceau entra en apprentissage chez un artisan en menuiserie-charpente employant cinq salariés dans sa commune. Il obtint son CAP de menuisier à dix-sept ans. Pendant cette période, il milita à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) dans cette commune rurale où l’industrie de la chaussure était fortement implantée. Il participa également, avec la Jeunesse agricole chrétienne (JAC), à l’organisation des « Coupes de la joie », festivals culturels destinés aux jeunes ruraux. Il aida aussi ses amis syndiqués CFTC à la distribution de tracts dans les entreprises de la chaussure.

Il fit son service militaire dans l’infanterie, à Dinan (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor), puis dans les transmissions, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), avant de rejoindre Tiaret-Frenda en Algérie. Au retour du service militaire, il se maria avec Annick Baron, ouvrière en chaussure. Elle fit ensuite une formation de secrétaire-comptable avant de devenir bénévole, puis salariée du mouvement d’éducation populaire Culture et Liberté à Cholet. Le couple eut quatre enfants, deux fois des jumeaux nés en janvier 1966 et en août 1969.

Licencié pour motif économique trois jours après son mariage, Léon Cottenceau fut embauché en novembre 1963 par l’entreprise Coat-Menuiserie de l’Atlantique, à Cholet, employant 80 salariés. Il se syndiqua à la CFTC, qui devint CFDT en 1964, en allant directement prendre contact à la permanence du syndicat à Cholet. D’abord seul adhérent dans l’entreprise, il créa en 1968 une section CFDT et devint délégué du personnel de 1968 à 1970. Il participa aux réunions du syndicat du Bâtiment de la région choletaise, à celles des Unions départementale et régionale du Bâtiment. Ce secteur d’activité comptait peu de sections syndicales, mais beaucoup d’adhérents isolés.

En décembre 1970, Léon Cottenceau quitta son entreprise pour devenir secrétaire-adjoint de l’Union départementale CFDT de Maine-et-Loire, tout en continuant à habiter à Cholet. Il assuma cette responsabilité jusqu’en septembre 1980. Pendant cette période, il aida plus particulièrement les équipes syndicales du Choletais, du Saumurois, de Saint-Pierre-Montlimart, ainsi que les équipes départementales du Bâtiment et des Travaux Publics, de l’Habillement, du Cuir et du Textile. Membre du Conseil et du Bureau de l’Union Régionale Interprofessionnelle des Pays de la Loire, il y anima la commission du « Cadre de vie ».

En septembre 1980, Léon Cottenceau fut embauché à l’antenne de Cholet de l’Assedic Atlantique Anjou, en qualité d’agent d’accueil polyvalent. Il y resta jusqu’en juin 1997. Il fut ensuite en pré-retraite dans le cadre du dispositif ARPE (Allocation de remplacement pour l’emploi) jusqu’à ses 60 ans. Administrateur CFDT à la Caisse des allocations familiales (CAF) de Cholet, de décembre 1988 à septembre 2001, il en assuma la vice-présidence d’octobre 1996 à septembre 2001.

Léon Cottenceau fut adhérent du Parti Socialiste pendant quelques années. Adhérent du Centre social de son quartier, il fut membre de son conseil d’administration pendant dix ans. Adhérent d’une association de consommateurs bio, « Primevère », il contribua, en 1998, à la création, à Cholet, du premier magasin « Biocoop ». Une fois en retraite, il fut membre du bureau de l’Union locale des retraités CFDT de la région choletaise.

Ce qui motiva toujours Léon Cottenceau, ce furent les contacts avec les salariés des petites entreprises des Mauges, afin de les aider à s’organiser syndicalement : « Cela relevait parfois de la clandestinité, jamais deux rencontres dans le même lieu. », disait-il.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article236029, notice COTTENCEAU Léon, Bernard, Joseph, Fernand par Louis Allard, version mise en ligne le 1er janvier 2021, dernière modification le 1er janvier 2021.

Par Louis Allard

Léon COTTENCEAU en 1970
Léon COTTENCEAU en 1970

Sources : Entretien avec Léon Cottenceau en septembre 2018 à Cholet

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