GRATALOUP Lucien, Aimé, Émile [pseudonyme dans la Résistance : Milou]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 27 décembre 1922 à Injoux-Génissiat (Ain), mort par suicide le 10 avril 1945 à Gorzegno (province de Cuneo, Piémont, Italie) ; profession inconnue ; maquisard Armée secrète (AS) et unité de partisans italiens.

Lucien Grataloup avait rejoint le maquis AS installé dans la Montagne aux Princes sur le territoire de la commune de Droisy (Haute-Savoie). Trahi par un déserteur de la Wehrmacht qui se disait d’origine alsacienne, mal gardé, le groupe de maquisards fut encerclé par les soldats italiens le 28 mai 1943. Il y eut au total vingt-neuf prisonniers qui furent conduits à la caserne Galbert à Annecy (Haute-Savoie), puis à Chambéry (Savoie), avant d’être jugés par le tribunal de la IVe Armée italienne à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), le 30 juillet 1943. Lucien Grataloup fut condamné à trois ans de prison. Les condamnés, dont les peines s’échelonnaient de dix à trois ans de prison, furent conduits à Cuneo où ils restèrent du 31 juillet au 9 septembre, puis ils furent transférés à la prison de Fossano (Piémont). Ils s’en évadèrent avec d’autres prisonniers le 11 septembre 1943, trois jours après la capitulation de l’Italie, les soldats s’étant débandés et leurs gardiens, non armés, ne leur opposant aucune résistance. Lucien Grataloup rejoignit les partisans italiens. Intégré dans la 212e brigade Maruffi de la 14e division Garibaldi « Capriolo, Refusant de se rendre, il se donna la mort à Gorzegno, le 10 (ou 15) avril 1945.
La mention « Mort pour la France » lui a été attribuée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article236135, notice GRATALOUP Lucien, Aimé, Émile [pseudonyme dans la Résistance : Milou] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 2 janvier 2021, dernière modification le 24 juin 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : site mémoire des hommes SHD Vincennes GR 16 P 268745 et Caen AC 21 P 196631 (à consulter). — Michel Germain, Les maquis de l’espoir. L’occupation italienne en Haute-Savoie (novembre 1942-septembre 1943), Les Sables d’Olonne, Le Cercle d’or, 1990, p. 219 et suiv. — Michel Germain, Le sang de la barbarie. Chronique de la Haute-Savoie au temps de l’occupation allemande septembre 1943-26 mars 1944, Montmélian, Fontaine de Siloé, 1995, p. 9. — Michel Germain, Mémorial de la déportation, Haute-Savoie 1940-1945, Montmélian, Fontaine de Siloé, 1995, p. 283. — Jean-Louis Panicacci, L’Occupation italienne, Sud-Est de la France, juin 1940-septembre 1943, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 396.

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