FRANSEN Henri

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 27 décembre 1836 à Bruxelles (Belgique) ; mouleur sur bois ; domicilié à Paris, 30, avenue du Maine (XVe arr.) ; adhérent de l’AIT ? ; communard.

Fils d’un facteur de pianos, Henri Fransen arriva à Paris vers la fin des années cinquante et il se maria en 1860 à une domestique avec qui il eut une fille. Il habita d’abord rue du faubourg Saint-Antoine dans le XIIe arrondissement puis déménagea en 1868 dans le XVe, travaillant chez un ébéniste, rue Bréa.
Le rapporteur du Conseil de guerre mentionna qu’il appartenait probablement à l’Internationale. Pendant le Siège de Paris, il s’engagea dans la 10e compagnie du 81e bataillon de la Garde nationale et fut élu caporal puis sergent. Le 18 février 1871, il fut élu délégué au comité du bataillon. Il continua de servir après le 18 mars et fut désigné comme délégué auprès de la mairie, chargé de l’approvisionnement. Le 15 avril, il tenta de se faire élire comme délégué au Comité central après la révocation de Gaudier et d’Andignoux mais ne fut pas élu. Probablement déçu, il quitta Paris pour Bruxelles et revint à une date inconnue. Le 22 mai, il quitta son domicile avec sa femme et sa fille et s’installa 4, place des Trois-Maisons à Courbevoie (Seine). Il retourna chercher des objets trois semaines plus tard.
Nullement inquiété par les Versaillais, il trouva du travail chez un mécanicien mais au début du mois de mars 1873, il fut averti que la police le recherchait et il s’enfuit avec sa famille. Il fut condamné par contumace par le 3e conseil de guerre le 23 juillet 1843 à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine remise le 26 avril 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article236195, notice FRANSEN Henri par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 4 janvier 2021, dernière modification le 4 janvier 2021.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 39 (1026). ― Arch. Paris, V4 E 208 (524).

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