ELOY Maurice, Jules

Par Didier Bigorgne

Né le 3 décembre 1903 à Suippes ( Marne), mort le 9 avril 1973 à Charleville-Mézières (Ardennes) ; ouvrier du bâtiment, puis de la métallurgie ; syndicaliste et militant communiste ; secrétaire du Secours rouge international des Ardennes (1931-1934) ; dirigeant de l’UD-CGT des Ardennes (1946-1951).

Fils d’un ouvrier fileur et d’une ouvrière en laine, Maurice Éloy exerça de nombreux métiers :peintre en bâtiment jusqu’en 1925, ouvrier nickeleur puis artisan entre 1928 et 1935, enfin maçon à l’usine La Macérienne à Mézières en 1937. Le5 juillet 1924, Maurice Éloy épousa Marceline Adelaïde Saillet, journalière, dans le village de Belval (Ardennes) ; le couple qui eut trois enfants (une fille et deux garçons) était domicilié à Warcq, près de Charleville.

En 1920, Maurice Éloy était membre des Jeunesses socialistes. Après avoir été réformé pour le service militaire, il adhéra à la CGTU et au Parti communiste en 1923. Il fut élu conseiller prud’homme, section des Métaux, pour l’arrondissement de Charleville en 1926. Maurice Éloy était en 1932 simultanément secrétaire du syndicat unitaire du bâtiment de Charleville-Mézières et trésorier de la cellule communiste de Mézières qui regroupait quelques adhérents Réélu conseiller prud’homme à cette date, il le demeura jusqu’en 1938.

Maurice Éloy adhéra au Secours rouge international en 1926. Il se fit vite remarquer pour son activité militante. Lors de la journée du 1er mai 1929, il participa à trois réunions successives : le matin à Monthermé, l’après-midi à Nouzonville, en début de soirée à Charleville. Le 14 octobre suivant, il assista au congrès de l’Union régionale qui se tint à Reims (Marne). En 1931, Maurice Éloy devenait secrétaire départemental du SRI dans les Ardennes : il le représenta dans de nombreuses manifestations, il fut son délégué lors de la constitution du Comité antifasciste des Ardennes avant de quitter sa fonction à la fin de l’année 1934.

Maurice Éloy fut le candidat du Parti communiste à deux reprises. Aux élections législatives des 1er et 8 mai 1932, il le défendit dans la circonscription de Rethel : il obtint 106 voix sur 11250 inscrits et 9862 votants au premier tour, il ne recueillit que 20 suffrages sur 9775 votants au scrutin de ballottage. Il se présenta aux élections des 10 -17 octobre 1937 pour le Conseil général dans le canton rural d’Omont : il échoua au premier tour avec 41 voix sur 910 inscrits et 792 votants.

Après la Seconde Guerre mondiale, Maurice Éloy devint le permanent de l’Union locale CGT de Charleville. Élu membre de la commission exécutive de l’UD-CGT des Ardennes le 13 mai 1946, il entra au bureau départemental le 18 mai 1947 pour y siéger jusqu’en 1951. Le 29 avril 1945, Maurice Éloy avait été élu conseiller municipal de Warcq, mandat qu’il conserva jusqu’au 19 octobre 1947.

Maurice Éloy fut enterré civilement le 11 avril 1973 à Belval.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23632, notice ELOY Maurice, Jules par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 6 novembre 2008, dernière modification le 4 août 2016.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : Arch. Nat., F7.13124 et F7.13130, année 1932. — Arch. Dép. Ardennes 1 M 15, 3 M 5 et 3 M 7. — Arch. UD-CGT des Ardennes. — Notes d’Henri Manceau. — État civil de Suippes et de Belval.

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