HOSOSAKO Kanemitsu

Né le 28 novembre 1896 dans le département de Yamaguchi ;mort le 11 février 1972. Avocat, dirigeant socialiste.

Fils puîné de HOSOSAKO Tsunetaro, un propriétaire foncier (jinushi) de Kōsei , (actuel village de San’yō), district d’Asa dans le département de Yamaguchi, HOSOSAKO Kanemitsu fut admis en 1919 à la Faculté de droit de l’Université impériale de Tōkyō après avoir fréquenté l’école secondaire de Yamaguchi et l’Ecole supérieure Daisan. Ayant participé pendant ses années universitaires aux activités de la Société des hommes nouveaux (Shinjinkai), il choisit d’adhérer, dès qu’il eut été promu avocat en 1922, à l’Association des juristes pour les libertés civiques (Jiyū hōsōdan). Il se rendit l’année suivante à Ōsaka où il collabora avec KOIWAI Kiyoshi — alors responsable de la Section d’Ōsaka du Parti communiste japonais — dans le cadre du Groupe de secours des avocats ouvriers-paysans (Rōnō kyūen bengōshi dan). HOSOSAKO Kanemitsu fut élu, en octobre 1926, secrétaire général du Parti des ouvriers et des paysans (Rōdō nōmin tō) ; le dévouement et l’efficacité avec lesquels il assista son président ŌYAMA Ikuo lui valurent d’être connu comme « le secrétaire général de choc ». Son action fut particulièrement appréciée dans les problèmes concernant la non-intervention en Chine, les élections cantonales de 1927 et les élections générales de février 1928, les premières à être organisées après la promulgation de la Loi sur le suffrage universel. Immédiatement après la grande vague de répression du 15 mars 1928 visant le Parti communiste japonais, le Parti des ouvriers et des paysans (Rōdō nōmin tō) fut, à son tour, interdit le 10 avril. Le mouvement pour la constitution d’un nouveau parti se heurta à de multiples difficultés ; l’une des étapes décisives fut cependant franchie en août 1929 lorsque fut rendue publique, sous la signature d’ŌYAMA Ikuo, KAMIMURA Susumu et HOSOSAKO Kanemitsu, la Proposition de constituer un nouveau parti des ouvriers et des paysans, qui souleva de vives réac ions diverses. Toujours est-il que le Parti ouvriers-paysans (Rōnō tō) réussit à voir le jour trois mois plus tard, en novembre 1929 ; au cours du congrès constitutif de cette nouvelle formation politique de la gauche légale, ŌYAMA Ikuo fut élu président tandis que HOSOSAKO Kanemitsu était choisi comme secrétaire général. Étant cependant entré en désaccord avec la ligne politique adoptée par le Parti ouvriers-paysans (Rōnō tō) à ses débuts et estimant que cette organisation constituait un obstacle pour l’unification du front des forces démocratiques, HOSOSAKO Kanemitsu en proposa la dissolution en août 1930 ; il fut aussitôt exclu. Il reprit alors ses activités au sein du Groupe des avocats ouvriers-paysans (Rōnō bengoshi dan), participa à la constitution de l’Association des avocats pour le secours aux victimes des mouvements de libération (Kaihō undō giseisha kyūen bengoshi kai) et fut nommé responsable du secrétariat du Comité chargé de la préparation de l’Association de secours ouvriers-paysans du Japon (Nihon rōnō kyūenkai junbi iinkai). Accusé en août 1932 d’infraction à la Loi sur le maintien de l’ordre, HOSOSAKO Kanemitsu fut arrêté et inculpé deux mois plus tard ; il ne fut relaxé qu’en mars de l’année suivante. Il retourna alors dans son pays natal d’Asa et y ouvrit un cabinet d’avocat ; il devint maire de la ville d’Onoda en 1942.
Ayant posé sa candidature aux premières élections générales de l’après­-guerre, en avril 1946, HOSOSAKO Kanemitsu fut élu à la Chambre des représentants ; il n’avait été présenté par aucun parti. Il fut cependant bientôt frappé par le décret d’exclusion de la fonction publique pour ses activités militantes de la période de guerre et se consacra, d’une part, à assurer la défense dans les procès concernant le monde du travail et, d’autre part, à développer le mouvement pour la sauvegarde de la paix. Ayant adhéré en 1952 au Parti socialiste japonais (Nihon shakai tō), HOSOSAKO Kanemitsu fut élu l’année suivante à la Chambre des représentants ; il devait conserver son mandat aux cours des quatre consultations électorales suivantes, jusqu’à son retrait de la vie publique en 1966.
Pendant cette période, il remplit au sein du Parti socialiste les fonctions de membre de l’exécutif du Comité central, de responsable de la section des mesures parlementaires, puis de responsable de la section des mouvements populaires avant d’être nommé conseiller du Parti en 1962. Actif également sur le plan international, c’est en tant que président du conseil de l’Association russo-japonaise (Nisso kyōkai), et officiel des Amitiés sino-japonaises (Nitchō yūkō kyōkai) et de l’Association Japon-Corée du Nord (Nitchō kyōkai) qu’il collabora aux mouvements mondiaux pour la fraternité, la solidarité et la fin des expériences nucléaires.
Se fondant sur son expérience de l’avant-guerre, HOSOSAKO Kanemitsu se battit jusqu’au bout pour un front unifié des forces démocratiques dont le Parti socialiste et le Parti communiste auraient été les piliers.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237133, notice HOSOSAKO Kanemitsu, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 23 mars 2021.

ŒUVRE : « Rōdō nōmin tō no seishin to shuchō » (L’Esprit et la doctrine du Parti des ouvriers et des paysans), publié dans la revue Kaizō (Reconstruction) numéro de février 1927. — « Rōnō tō kaishō subeshi »(Il faut dissoudre le Parti ouvriers-paysans), Kaizō (Reconstruction), numéro d’octobre 1930.

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