ITŌ Seien

Né le 16 juillet 1907 dans le département de Yamaguchi. Militant du mouvement ouvrier.

Né à Tsubaki-higashi dans la ville de Hagi, département de Yamaguchi, au sein d’une famille de guerriers ruinée, quatrième fils d’un ancien employé de banque, ITŌ Seien se rendit à Ōsaka au printemps 1924 avec l’aide de ses frères et sœurs après être sorti de l’école primaire supérieure. C’est à Tōkyō, où il s’était rendu en compagnie de sa sœur rendre visite à son demi-frère, NAGAYAMA Naoatsu, qu’il découvrit le socialisme. ITŌ Seien devint secrétaire de HARADA Mitsuo et obtint une place de rédacteur stagiaire dans la revue Kodomo no kagaku (Sciences pour les enfants). Lorsqu’il quitta cet emploi, il habita d’abord chez NAGAYAMA Naoatsu puis chez TAKANO Minoru, son beau-frère. Il adhéra en 1929 à la section locale de Shiba du Congrès national des syndicats d’industrie (Zensan kaigi ou Zen sangyō kumiai zenkoku kaigi). Au moment des élections législatives en février de l’année suivante, ITŌ Seien offrit son aide à SAKAI Toshihiko du Parti prolétarien de Tōkyō (Tōkyō musan tō). Il devint alors, dès sa formation, secrétaire permanent du Syndicat des ouvriers de l’édition de Tōkyō (Tōkyō shuppan rōdō kumiai) qui s’opposait à la dissolution du Congrès national des syndicats d’industrie (Zensan kaigi) puis adhéra à la Fédération des syndicats ouvriers nationaux (Zenrō ou Zenkoku rōdō kumiai dōmei). ITŌ Seien adhéra au printemps 1931au Parti communiste en tant que membre de la Fraction de l’opposition révolutionnaire (Kakuhan on Kakumei teki hantaiha) de la Fédération des syndicats ouvriers nationaux (Zenrō). Après avoir été secrétaire permanent de la Ligue contre le club du travail japonais (Zenrō haigeki dōmei ou Zenrō kurabu haigeki tōsō dōmei), il devint au début de 1933, membre du Comité exécutif du Congrès national unifié de la Fédération des syndicats ouvriers nationaux (Zenrō tōitsu kaigi). Ayant fondé en juin de la même année avec NISHIKAWA Hikoyoshi, un des responsables de l’Association nationale des syndicats ouvriers japonais (Zenkyō ou Nihon rōdō kumiai zenkoku kyōgikai), l’Association régionale du Kansai du Congrès national unifié de la Zenrō ou Fédération des syndicats ouvriers nationaux (Zenrō tōitsu kaigi), ITŌ Seien devint membre permanent du Comité exécutif chargé de préparer la formation de la section régionale du Kansai du Conseil national des syndicats ouvriers du Japon (Zenpyō ou Nihon rōdō kumiai zenkoku hyōgikai). Ce Conseil régional vit le jour en mars de l’année suivante. Par ailleurs, en liaison étroite avec NISHIKAWA Hikoyoshi et WADA Shisashi de la Fédération du Kansai du Parti communiste, il organisa dans la région du Kōnan une conférence avec l’Association pour la progression combinée de la Fédération des syndicats ouvriers nationaux (Zenrō) et de la Fédération générale japonaise du travail (Sōdōmei ou Nihon rōdō sōdōmei). KAWAKAMI Kan’ichi y fut invité comme conférencier. Au cours de cette manifestation, ITŌ Seien s’efforça de promouvoir Rōdō zasshi (Revue du travail) et Taishū seiji keizai (Politique et économie populaires). Il se rendit en octobre 1936 à Tōkyō comme représentant de l’Association des groupements prolétariens ouvriers-paysans (Rōnō musan dantai kyōgikai) de la région d’Ōsaka et tenta de faire progresser Je mouvement du front populaire dans lequel le Parti socialiste populaire (Shakai taishū tō) jouait un rôle primordial. Devenu en février 1937, membre de J’exécutif du Comité central du Conseil national des syndicats ouvriers du Japon (Zenpyō), ITŌ Seien fonda en mai, la section locale d’Ōsaka du Parti prolétarien japonais (Nihon musan tō) avec entre autres KANESHIMA Kageki. Arrêté au cours de l’Affaire du front populaire, soupçonné d’être un des plus hauts responsables pour la région d’Ōsaka avec KANESHIMA Kageki, il fut condamné à deux ans et demi de travaux forcés ; il fut libéré ;en juillet 1940.
Dès la défaite du Japon, il participa aux discussions pour la reconstitution des syndicats avec notamment KASUGA Shōichi et TAKANO Minoru. ITŌ Seien fut, entre octobre 1947 et mars 1950, secrétaire de l’Union nationale des syndicats de routiers (Zenkoku kamotsu jidōsha rōdō kumiai rengōkai) qui devait devenir l’Union pan­-japonaise des syndicats de camionneurs (Zenjiun ou Zennihon jidōsha un’yu rōdō kumiai rengōkai). Depuis lors, ITŌ Seien remplit successivement diverses fonctions : chef du service des affaires générales du Shakai taimusu (Le « Times » social), secrétaire du Conseil général des syndicats ouvriers du Japon (Sōhyō ou Nihon rōdō kumiai sōhyōgikai), administrateur permanent de l’Association russo-japonaise (Nisso kyōkai) et directeur-adjoint du bureau du Comité exécutif du Japon pour l’amitié et la paix russo-japonaise.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237205, notice ITŌ Seien, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 31 mars 2021.

SOURCES : ITŌ Seien kenji chōshusho (Documents d’enquête du procureur sur ITŌ Seien), 1938.

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