FAURÉ Alice [née BOURHIS Alice, parfois prénommée Michèle]

Par Jean-Pierre Besse, Jocelyne George

Née le 14 octobre 1913 à Carnoët (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor), morte le 12 mars 1995 au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) ; ouvrière d’État ; femme de fusillé ; résistante communiste ; syndicaliste CGT et militante communiste d’Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis), secrétaire générale de la Fédération CGT des Tabacs et Allumettes.

Fille de François Bourhis, maçon, et de Marie Louise née Leyour, Alice Bourhis se maria à Paris (XVIIe arr.) le 17 février 1934 avec André Fauré*, bijoutier, militant communiste d’Aubervilliers, fusillé le 21 octobre 1942 place Balard à Paris (XVe arr.).

Alice Fauré s’engagea dans les FTPF. Arrêtée en juin 1944, elle fut emprisonnée à la Roquette puis au fort de Romainville. Elle fut déportée en Allemagne mais elle s’évada dans la nuit du 15 au 16 août avant l’arrivée du train à Bar-le-Duc.

Après la guerre, Alice Fauré fut la secrétaire nationale de l’Amicale des veuves et orphelins de guerre. En 1957, elle combattit avec le soutien de ses camarades pour la libération de son fils Guy qui avec d’autres orphelins, fils de résistants, refusait de servir dans l’armée française placée sous le commandement de l’OTAN et du général allemand Speidel.

En 1951, Alice Fauré entra, comme ouvrière d’État, à la Manufacture des tabacs de Pantin dans le département de la Seine (Seine-Saint-Denis). Elle fut élue la même année secrétaire du syndicat. En 1953, elle devint membre de la commission exécutive de la Fédération des tabacs et allumettes puis entra au secrétariat fédéral où elle demeura jusqu’en 1968. Alice Fauré fut une responsable de la commission féminine fédérale. En 1955 on trouve son nom dans le comité de rédaction d’Antoinette, le magazine féminin de la CGT. Elle milita dans sa fédération durant vingt années, jusqu’à sa retraite en 1972. Elle impulsa et dirigea tous les combats des ouvriers et des ouvrières des Tabacs et Allumettes.

Alice Fauré fut conseillère municipale d’Aubervilliers de 1953 à 1965 au moins.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23722, notice FAURÉ Alice [née BOURHIS Alice, parfois prénommée Michèle] par Jean-Pierre Besse, Jocelyne George, version mise en ligne le 23 novembre 2008, dernière modification le 3 juillet 2009.

Par Jean-Pierre Besse, Jocelyne George

SOURCES : Arch. de la Fédération des Tabacs, nécrologie dans L’Écho des tabacs de juin 1995. — Arch. Institut CGT d’histoire sociale, cartons main-d’œuvre féminine, notes de Slava Liszek. — Pierre Maury, La Résistance communiste en France. Le Mémorial, Le Temps des Cerises, 2006. — Parti communiste français, région Paris-Nord, VIIIe conférence régionale, 1945. — Simone et Auguste Gillot, Un couple dans la Résistance, op. cit. — État civil de Carnoët.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable