MIKI Kazuo

Né le 3 janvier 1905 à Kōbe. Militant syndicaliste ouvrier.

Après avoir suivi les cours de l’école primaire ordinaire de Kōbe, sa ville natale, MIKI Kazuo entra en 1917 comme apprenti dans l’atelier de finissage des chantiers navals Mitsubishi de la même ville. Ayant participé aux grandes grèves de 1921 des chantiers navals Mitsubishi et Kawasaki de Kōbe, il adhéra, dès la fin du conflit, au Syndicat des ouvriers des chantiers navals de Kōbe (Kōbe zōsen rōdō kumiai) affilié à la Fédération générale du travail (Sōdōmei). Il fut licencié en 1924 et devint alors permanent syndical. A la suite de la première scission de la Fédération générale (Sōdōmei), il se rallia au Conseil régional de Kōbe du Conseil des syndicats ouvriers japonais (Hyōgikai), et apporta son soutien actif à la grève de la fabrique d’instruments de musique Nihon gakki à Hamamatsu, au conflit des salines de Muya à Tokushima et à celui de l’usine de tissage de la laine Nihon keori à Kakogawa. Ayant pris part, en avril 1931, à la formation du Conseil général des syndicats ouvriers du Japon (Nihon rōdō kumiai sōhyōgikai), il devint permanent auprès de la direction et travailla au siège central. Il dirigea l’année suivante les conflits des salles de cinéma appartenant aux groupes Nikkatsu et Nikkō, puis ceux des salles de la chaîne Okura ; c’est alors qu’il fut arrêté et condamné à une peine de six mois d’incarcération. Après sa nomination, en 1933, au poste de secrétaire général de l’organisation régionale du Kansai du Conseil général des syndicats (Sōhyō), son activité fut principalement centrée sur la région d’Ōsaka.
Sur le plan politique, MIKI Kazuo milita dans le Parti des ouvriers et des paysans (Rōdō nōmintō), puis dans le Parti ouvriers-paysans (Rōnōtō) et enfin dans le Parti prolétarien japonais (Nihon musan tō). C’est ainsi qu’il fut appréhendé lors de l’arrestation générale qui frappa les militants de ce parti en même temps que ceux du Conseil national des syndicats ouvriers du Japon (Zempyō ou Nihon rōdō kumiai zenkoku hyōgikai) en décembre 1937 ; il fut condamné à une peine de deux années et demie d’emprisonnement.
Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, MIKI Kazuo travailla à la reconstitution de l’Association départementale de Hyōgo de la Fédération générale des syndicats ouvriers (Sōdōmei) dont il fut nommé secrétaire général. Il fut par la suite président du Syndicat unifié de Kōbe (Kōbe gōdō rōdō kumiai) et responsable du siège régional de Hyōgo du Syndicat national général (Zenkoku ippan rōdō kumiai) affilié au Conseil général des syndicats ouvriers japonais (Sōhyō ou Nihon rōdō kumiai sōhyōgikai). Il milita par ailleurs dans le cadre du Parti socialiste japonais (Nihon shakaitō) dès sa formation dans l’immédiat après-guerre et continue actuellement (1972) de le faire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237375, notice MIKI Kazuo, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 13 juillet 2021.

SOURCES : Comité de rédaction de l’histoire du mouvement ouvrier du département de Hyōgo, Hyōgo ken rōdō undō shi (Histoire du mouvement ouvrier dans le département de Hyōgo), 1961.

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