MORI Eikichi

Né le 20 novembre 1889 dans le département de Kyōto ; mort le 24 novembre 1948. Militant syndicaliste paysan.

MORI Eikichi est né à Saga dans le district de Kadono, département de Kyōto ; après avoir fréquenté l’École primaire et en être sorti diplômé, il poursuivit seul ses études au moyen des notes des cours professés à l’École secondaire, puis à l’Université Waseda. En 1920, il adhéra à la section de Kyōto de la Société fraternelle (Yūaikai). L’année sui­ vante, ayant organisé avec KOKURYŌ Goichirō, TSUJII Taminosuke, OKUMURA Jinnosuke et MIZUTANI Chōsaburō, la Fédération ouvriers-paysans (Rōnō dōmei), il en devint le président. Mais lorsque fut constitué, en 1922, le Syndicat des paysans japonais (Nihon nōmin kumiai), il décida d’y adhérer et de dissoudre la fédération. En octobre 1923, il fut promu président de l’Union de Kadono du Syndicat des paysans japonais (Nichinō kadono rengō kai) et un an plus tard, président de la fédération départementale de Kyōto de la même organisation. Ayant été pendant une année membre du Comité central de son syndicat, il en devint, en 1926, un permanent, tout en conservant son poste au Comité central. Cette même année, il fut également membre fondateur du Parti des ouvriers et des paysans (Rōdō nōmintō) et assuma les fonctions de président de la section départementale de Kyōto après sa formation. A la suite de l’Affaire de répression du 15 mars 1928, MORI Eikichi fut permanent intérimaire au Siège central du Syndicat des paysans (Nihon nōmin kumiai), mais quand, en mai de cette année-là, fut constitué le Syndicat national des paysans (Zenkoku nōmin kumiai), il devint membre de la direction centrale. Lorsque, l’année suivante, en novembre, le Parti ouvriers-paysans (Rōnōtō) fut formé, MORI Eikichi fut aussitôt élu président de l’Union des sections du département de Kyōto (Kyōto fu shibu rengōkai), mais quelques mois plus tard, il s’éloigna de l’organisation pour entretenir des relations avec les camarades proches du Parti communiste qui étaient engagés dans des activités clandestines. C’est ainsi qu’il fonda, au mois d’août 1930, l’Association de liaison des groupements prolétariens de la région de Kyōto (Kyōto musan dantai renraku kyōgikai) et y milita comme membre actif. Il se déclara de plus en plus nettement en faveur de la gauche et lorsque éclatèrent, en 1931, les dissensions internes au sein du Syndicat national des paysans (Zennō ou Zenkoku nōmin kumiai), alors qu’il était président de l’Union départementale de Kyōto (Kyōto fu rengōkai), il adopta une attitude de soutien à la Fraction du congrès national (Zenkoku kaigiha) en s’alignant sur le secrétariat et la section des jeunes du Syndicat. L’année suivante, il constitua le conseil départemental de Kyōto du Syndicat national des paysans (Zennō kyōto fu hyōgikai), mais l’influence de ce dernier devait rapidement décroître sous l’effet de la répression.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237415, notice MORI Eikichi, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 20 juillet 2021.

SOURCES : Comité de publication de l’histoire des syndicats paysans, Nōmin undō shi (Histoire du mouvement paysan). 1960.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable