MORIWAKI Jin’ichi

Né le 25 mars 1899 dans le département d’Okayama. Militant syndicaliste.

Né à Ushimado-chō dans le district d’Oku, département d’Okayama, MORIWAKI Jin’ichi était le fils puîné d’un pêcheur. Il interrompit ses études en deuxième année de l’Ecole primaire supérieure pour aller travailler chez un grossiste en pinceaux et encre de Chine. En 1914, il entra comme apprenti riveteur-polisseur aux chantiers navals Kawasaki de Kōbe, tout en suivant, le soir, des cours de rattrapage à l’école de formation professionnelle de Minatogawa ; l’année suivante, en juin, il adhérait à la section de Kōbe de la Société fraternelle (Yūaikai). Jusqu’au grand conflit de 1921 des chantiers navals Kawasaki et Mitsubishi de Kōbe où il joua un rôle prépondérant, il passa d’une entreprise à l’autre et travailla d’abord aux chantiers Mitsubishi comme ouvrier riveteur-polisseur, puis aux chantiers Kawasaki comme installateur à la section de fabrication, et enfin avec la même qualification aux chantiers Mitsubishi. Lors des grandes grèves, c’est au titre de responsable en chef du groupe de lutte de Mitsubishi, qu’il se rendit à Tōkyō pour y représenter les grévistes dans les discussions avec la maison mère de cette entreprise. Ayant adhéré l’année suivante à l’Association culturelle des ouvriers (Rōdō bunka kyōkai) qui s’était constituée autour d’HISATOME Kōzō et SAlTŌ Shinkichi, il fut nommé directeur de l’école ouvrière de Kōbe fondée par cette association. Devenu secrétaire général de la Fédération des cuisiniers japonais (Nihon shichū dōmei) organisée en août 1915, il dirigea en 1927 la grève des employés des cuisines de la Compagnie des messageries maritimes Nihon yūsen. Quand cette fédération eut fusionné l’année suivante avec le Syndicat des gens de mer (Kaiin kumiai), MORIWAKI Jin’ichi prit pendant quelque temps ses distances par rapport au mouvement syndicaliste ouvrier.
Mais cette pause ne dura guère et il revint comme responsable de l’Union générale des syndicats ouvriers (Rōdō kumiai sōrengō) et dirigea, à ce titre, les activités du Syndicat ouvrier des chantiers navals de Kōbe (Kōbe zōsen rōdō kumiai) ainsi que .celles du Syndicat des employés de cuisine (Shichū jūgyōin kumiai) ; c’est ainsi qu’il organisa ou apporta son concours à un très grand nombre de conflits ouvriers importants dans sa région comme celui des usines du département de Hyōgo des filatures Kanebō. Devenu, par ailleurs, membre de l’exécutif du Syndicat pan-japonais des employés de l’industrie cinématographique (Zen nihon eiga jūgyōin kumiai), il fut également à la tête de nombreuses grèves dans cette branche industrielle. Mais quand l’Union générale des syndicats ouvriers (Sōrengō) évolua de plus en plus nettement vers le socialisme national, MORIWAKI Jin’ichi se retira du mouvement.
Sur le plan politique, il avait participé à la fondation du Parti des ouvriers et des paysans (Rōdō nōmintō) mais, après la première scission, s’était rallié au Parti ouvriers-paysans japonais (Nihon Rōnōtō) au sein duquel il avait assumé les fonctions de membre de l’exécutif central. En avril 1929, candidat de l’arrondissement de Hyōgo aux élections municipales de la ville de Kōbe, il avait été élu.
Après la Seconde Guerre mondiale, MORIWAKI Jin’ichi participa à la fondation de l’Association départementale de Hyōgo de la Fédération générale des syndicats ouvriers du Japon (Sōdōmei) et adhéra au Parti socialiste japonais (Nihon shakai tō) ; il fut également conseiller général de son département.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237421, notice MORIWAKI Jin'ichi, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 20 juillet 2021.

ŒUVRE : Kyoka wo kakagete (Brandissant le feu), 1969.

SOURCES : Comité de publication de l’histoire du mouvement ouvrier du département de Hyōgo, Hyōgo ken rōdō undō shi shiryō. — Undō keireki chōsa (Documents relatifs au mouvement ouvrier dans le département de Hyōgo. — Enquête sur le développement du mouvement), 1957. — Id., Hyōgo ken rōdō undō shi (Histoire du mouvement ouvrier du département de Hyōgo), 1961.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable