SAKIKUBO Seiichi

Né le 12 octobre 1885 dans le département de Mie ; mort le 30 octobre 1955. Victime de l’Affaire du complot de lèse-majesté.

SAKIKUBO Seiichi est né au village d’Ichiki (actuellement Oppamachi), dans le district de Minami-muro, département de Mie ; après être sorti de l’école primaire supérieure de son village, il se rendit en 1904 à Ōsaka pour y étudier l’anglais à l’école Taiseigakkan. Deux ans plus tard, il alla à Tōkyō et fréquenta pendant quelque temps la Faculté de Pédagogie de l’université Waseda. Il devint, à la fin de 1906, journaliste au Kinan shinpō (Nouveau journal de Kinan), puis, en 1909, au Shiga nippō (Quotidien de Shiga) et en novembre de la même année il travailla au bureau local de Shingū du Muro shinpō (Nouveau journal de Muro) et y fit preuve d’une grande compétence. En 1907 il avait adhéré au groupe socialiste de Shingū, dirigé par ŌISHI Seinosuke. A l’occasion du nouvel an 1909 (selon l’ancien calendrier) il se rendit chez ŌISHI Seinosuke avec plusieurs camarades dont NARIISHI Heishirō, TAKAGI Kenmyō et MINEO Setsudō ; au cours de cette réunion, ŌISHI fit le récit de sa rencontre à Tōkyō avec KŌTOKU Shūsui. La police considéra ce fait comme relevant du complot de lèse-majesté et accusa, en juillet 1910, SAKIKUBO Seiichi du crime de lèse-majesté. Condamné à la peine de mort en même temps que KŌTOKU Shūsui par la Cour suprême, le 18 janvier 1911, SAKIKUBO Seiichi fut gracié le lendemain et sa peine fut commuée en détention à vie. Incarcéré à la prison d’Akita, il fut mis en liberté surveillée le 29 avril 1929 et retourna dans son village natal pour y cultiver la terre. SAKJKUBO Seiichi fut rétabli dans ses droits civiques le 28 juin 1948 ; il mourut de maladie en 1955.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237569, notice SAKIKUBO Seiichi, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 7 février 2022.

SOURCES : SHIOTA Shōbei, WATANABE Junzō, Hiroku taigyaku jiken (Documents secrets sur l’Affaire du Complot de lèse-majesté, 1959. Comité de rédaction des œuvres complètes de KŌTOKU Shūsui, Taigyaku jiken arubamu (Album de l’affaire du complot de lèse-majesté), 1972.

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