SATŌ Satōji

Né le 8 janvier 1901 dans le département de Niigata ; mort le 20 janvier 1965. Militant syndicaliste paysan.

Fils aîné d’une famille de dix enfants, SATŌ Satōji naquit dans le village de Kizaki, district de Kitananbara, département de Niigata ; son père était un petit exploitant agricole, et l’un de ses frères cadets, Watōji, dirigeant du mouvement paysan devait mourir en prison. Après avoir quitté l’Ecole primaire, SATŌ Satōji poursuivit seul ses études à l’aide de cours polycopiés, et travailla entre 1920 et 1923 comme ouvrier fondeur d’abord dans les mines de Yubari puis dans une compagnie de navigation. S’étant rendu à Tōkyō en novembre 1923, il y fut introduit au militantisme par des camarades de la Fédération des bâtisseurs (Kensetsusha dōmei) et de l’Association pour le mouvement paysan (Nōmin undō sha) ; après son retour dans son village natal, trois mois plus tard, il apporta son concours à MIYAKE Shōichi pour la constitution de l’Association départementale de Niigata du Syndicat des paysans japonais (Nichinō niigata ken ren) où il devint, en 1925, le premier responsable de la section des jeunes.
L’année suivante, éclatait le mouvement des petits fermiers (kosaku) du village de Kizaki, dans lequel il joua, du début jusqu’à la fin, un rôle prépondérant. Il fut arrêté à plusieurs reprises et, en particulier, lorsqu’il alla présenter une supplique des paysans réclamant la levée de la mainmise sur les rizières déclarée par les propriétaires fonciers et l’exécution provisoire de la récolte ; il fut également incarcéré deux fois pour « crime » de sédition et recours à la violence. Il adhéra, en cette même année 1926, au Parti des ouvriers et des paysans (Rōdō nōmintō) et, en décembre de l’année suivante, au Parti communiste japonais (Nihon kyōsantō). Arrêté une nouvelle fois au cours de la vague de répression du 15 mars 1928, il ne sortit de prison que deux ans plus tard. Il milita alors dans le cadre de la Fraction du congrès national (Zenkoku kaigiha) du Syndicat national des paysans (Zennō ou Zenkoku nōmin kumiai) et, après la fusion avec le Syndicat des paysans du nord du Japon (Kita nihon nōmin kumiai), il s’efforça de susciter la conscience politique des jeunes paysans et de les organiser. Après la guerre, il se consacra à la reconstitution du Syndicat des paysans japonais (Nichinō) ; ses efforts aboutirent en février 1946 et il fut élu membre du Comité central de l’organisation. Mais s’étant heurté aux forces de l’ordre au cours d’opérations de libération des terres cultivées, il fut condamné par le tribunal militaire de l’armée d’occupation américaine à une peine de deux années d’incarcération. A la suite de la sc1sswn du Syndicat des paysans japonais (Nichinō) en 1949, il se rallia à la Fraction de l’unité (Tōitsu ha) - proche du Parti communiste - dont il devint secrétaire général puis vice-président. En 1957, SATŌ Satōji devint membre de la Commission agraire du village de Kizaki, puis de la Commission agraire départementale de Niigata.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237582, notice SATŌ Satōji, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 23 février 2022.

SOURCES : ICHIYANAGI Shigetsugu, « Niigata kizaki sōgi no bunseki » (Analyse du conflit du village de Kizaki dans le département de Niigata) dans Nihon nōmin undō shi (Histoire du mouvement paysan japonais), publié par le Groupe de recherches sur l’histoire du mouvement paysan, 1961.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable