SENOO Yoshirō

Né le 26 janvier 1890 dans le département de Hiroshima ; mort le 14 août 1961. Militant du mouvement· pour un bouddhisme rénové.

SENOO Yoshirō naquit à Tōjō dans le district de Hiba, département de Hiroshima. Frappé de tuberculose, il dut interrompre ses études alors qu’il fréquentait l’école supérieure Daiichi de Tōkyō. Alors qu’il tentait de se soigner, il devint un fidèle de la secte bouddhiste de Nichiren et constitua, en novembre 1911, le Groupe des jeunes adeptes de la doctrine de Nichiren du Grand Japon (Dai nihon nichiren shugi seinen dan) avec pour objectif de susciter un mouvement pour la construction d’une société fondée sur le bouddhisme (de la secte Nichiren). Prenant ses distances par rapport à cette formation en avril 1931, il organisa la Fédération des jeunesses du nouveau bouddhisme (Shinko bukkyō seinen dōmei) dont les objectifs étaient la réforme des groupements et sectes bouddhistes et la révolution sociale ; il en devint le président. Prenant part, en juin 1933, aux activités de la Fédération contre le nazisme et pour la destruction du fascisme (Han nachi fuassho funsai dōmei), il participa également à l’Association des amis de la paix d’Extrême-Orient (Kyokutō heiwa tomo no kai) où il assuma la présidence de l’exécutif. Il fut appréhendé pour avoir apporté son soutien à la grève des tramways de Tōkyō de septembre 1934. Collaborant ensuite, à partir du mois d’avril de l’année suivante avec KOIWAI Kiyoshi, SENOO Yoshirō remplit les fonctions de directeur responsable de la publication Rōdō Zasshi (Revue du travail), orientée vers la formation d’un front populaire. Lors de la constitution, en mai 1936, de l’Association des groupements prolétariens ouvriers-paysans (Rōnō musan dantai kyōgikai), il fut affecté à la section d’organisation. Ayant cependant été arrêté à la fin de la même année dans le cadre de l’Affaire du front populaire, il abjura ses convictions politiques deux ans plus tard mais fut toutefois incarcéré, en décembre 1940. Tombé malade, il fut relâché sous caution en juillet 1942 et hospitalisé.
Après la défaite du Japon, SENOO Yoshirō reprit ses activités militantes à Matsumoto où il avait été évacué pendant la période de guerre. Travaillant à l’organisation du mouvement pour la réforme du bouddhisme, il forma en décembre 1946, la Fédération des sectes nouvelles (Shinshū dōmei). Ayant constitué en juillet 1951, l’Assemblée du peuple pour la promotion de la paix (Heiwa suishin kokumin kaigi), il y devint responsable du secrétariat ; il fut, par la suite, administrateur de l’Association Japon-Corée du Nord et président de l’Union de Tōkyō des Amitiés nippo-chinoises. Il se rendit en Chine à deux reprises en mars et juillet 1953 pour y surveiller l’envoi et la réception des cendres des martyrs japonais morts en Chine et celles des martyrs chinois morts an Japon.
SENOO Yoshirō adhéra pendant un temps au Parti socialiste japonais (Nihon shakaitō). Victime, en mars 1956, d’une nouvelle attaque de tuberculose, il dut restreindre ses activités. Il adhéra au Parti communiste japonais (Nihon kyōsantō) en décembre 1959.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237589, notice SENOO Yoshirō, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 23 février 2022.

ŒUVRE : Hikari wo shitaite (En quête de la lumière), 1921, édition révisée en 1925. — Shinkà bukkyō no teishō (Propositions pour un nouveau bouddhisme), 1931. — Shakai henkaku tojō no shinkō bukkyō (Le Nouveau bouddhisme à mi-chemin des transformations sociales), 1933.

SOURCES : SHIMANE Kiyoshi, « Shinkō bukkyō seinen dōmei » (La Fédération des jeunesses du nouveau bouddhisme), dans Tenkō (Abjuration, tar volume, 1959. — HAYASHI Reihō, Gendai shisō to bukkyō no tachiba (La Pensée moderne et la position du bouddhisme), 1962.

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