SUZUKI Kiyoshi

Né le 29 avril 1907 dans le département d’Akita. Militant communiste.

Né au village d’Asahi (actuellement la ville de Yokote) dans le district de Hiraga, département d’Akita, deuxième fils d’un petit propriétaire terrien (jinushi), SUZUKI Kiyoshi fut renvoyé de la cinquième année de l’école secondaire départementale de Yokote pour avoir critiqué les enseignants et l’école dans le journal des élèves qu’il publiait. Entré en 1926 au lycée supérieur de Yamagata, il y adhéra au Groupe de recherches sur les sciences sociales (Shakai-kagaku kenkyūkai) et participa simultanément aux mouvements paysan et étudiant. SUZUKI Kiyoshi prit la tête de la grève des lycéens en 1928, et fut renvoyé de l’École supérieure en juillet avec KONNO Yojirō. Il se rendit alors à Tōkyō et, tout en devenant secrétaire du Syndicat unifié des ouvriers de Tōkyō (Tōkyō gōdō rōdō kumiai) il travailla à l’usine de Kameido de la société textile Tōkyō Mosurin à partir de janvier 1929. Ayant adhéré au Parti communiste japonais sur les recommandations d’UENO Ken’ichi, SUZUKI Kiyoshi constitua une cellule sur son lieu de travail et publia le journal d’entreprise Oniguruma (Chariot de l’ogre). Impliqué dans l’Affaire du 16 avril de cette année-là (arrestations massives des communistes), il fut emprisonné à Ichigaya. Après sa mise en liberté provisoire, en juin 1931, SUZUKI Kiyoshi regagna son pays natal. Il adhéra à la Fédération japonaise des auteurs prolétariens (Nihon puroretaria sakka dōmei) et entretint par ailleurs des relations avec le mouvement paysan du département d’Akita. SUZUKI Kiyoshi retourna à Tōkyō, en avril 1932, et devint membre de la section locale de Tōkyō de la Fédération japonaise des auteurs prolétariens (Nihon puroretaria sakka dōmei) et responsable de la section d’organisation à la direction de cette fédération. A la suite de l’Affaire du 16 avril 1929, il fut condamné en appel en mars 1934 à deux ans fermes de travaux forcés ou cinq ans en sursis. Optant pour la seconde peine, il regagna en juin de la même année son pays natal où il commença à écrire tout en cultivant un lopin de terre. Au bout de deux ans (1936-1938), SUZUKI Kiyoshi tomba malade entre 1936 et 1938. Il fonda, en 1939, l’Institut de recherches agricoles de la région de Tōhoku (Tōhoku nōgyō kenkyūjo) dans la ville d’Akita ainsi que le Groupe de recherches sur les problèmes agricoles (Nōgyō mondai kenkyūkai) avec NISHIDA Kintarō, officier préfectoral chargé des petits fermiers (kosaku), sous la direction du préfet lWAGAMI. Grâce à la formation de ce groupe, le montant maximal du fermage pour le département d’Akita fut fixé à deux cent seize litres de riz décortiqués par 1 000 m² ; mais SUZUKI Kiyoshi suscita cependant des mouvements de paysans pour faire baisser encore ce fermage. Arrêté en octobre 1941 comme communiste antimilitariste et accusé d’avoir violé la Loi sur le maintien de l’ordre public, SUZUKI Kiyoshi fut emprisonné à Akita et libéré sous caution en 1943. Il fut condamné en juillet 1944 à deux ans de travaux forcés auxquels s’ajoutaient les cinq ans de la première condamnation. Après la Seconde Guerre mondiale, SUZUKI Kiyoshi assuma la fonction de maire du village d’Asahi entre janvier 1946 et février 1949. Il avait entre-temps présenté, en avril 1947, sa candidature aux élections préfectorales du département d’Akita comme candidat unique des Groupes démocratiques, mais fut battu de peu. Depuis sa réintégration en 1948 dans le Parti communiste, il occupa successivement divers postes : président du Comité local d’Ohira, permanent et membre du Comité départemental d’Akita, président de ce Comité ; il devint par ailleurs en 1949 président de l’Association départementale d’Akita (de même tendance que la Fraction de l’unification), du Syndicat des paysans japonais (Nichinō ou Nihon nōmin kumiai) puis membre permanent du Comité central du Syndicat pan-japonais des paysans (Zen-nichinō ou Zen-nihon nōmin kumiai) et vice-président de ce Syndicat. Depuis 1971, SUZUKI Kiyoshi est permanent et membre du Comité départemental d’Akita du Parti communiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237624, notice SUZUKI Kiyoshi, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 25 avril 2022.

ŒUVRE : Shōsetsu — Kanbō sai bō (Les Cellules communistes des prisons — roman), 1931. — Arashiwo tsuite (En dépit de la tempête), 1965. — Nōmin undō no hansei (Réflexions sur les mouvements paysans), 1956.

SOURCES :YAMADA Seizaburō, Puroretaria bungakushi (Histoire de la littérature prolétarienne), 1954.

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