TSUBAKI Shigeo

Né dans le département de Tottori le 13 mai 1910. Militant ouvrier. Dirigeant syndical et socialiste. Député.

Fils d’un petit fermier (kosaku) TSUBAKI Shigeo naquit à Tajiri, village de Nagase, dans le district de Tōhaku, département de Tottori. Dès l’obtention de son certificat d’études primaires, en avril 1922, il entra comme apprenti tourneur à l’atelier métallurgique Marugami, situé à Kamō, sur la commune de Namazue, dans le district de Higashi­ nari, département d’Ōsaka. Cette entreprise, qui occupait quelque vingt employés, appartenait à un lointain parent de sa famille. Au mois de juin 1923, deux cents employés de l’usine métallurgique Minota, dont l’atelier Marugami était un sous-traitant, créèrent une section du Syndicat ouvrier de la mécanique d’Ōsaka (Ōsaka kikai rōdō kumiai), dans le cadre de la Fédération générale japonaise du travail (Sōdōemi). TSUBAKI Shigeo y adhéra pour répondre à l’appel lancé par l’organisateur ISHIZUMI Yūkichi, lors d’un meeting qui avait du reste été interdit. TSUBAKI Shigeo adhéra immédiatement après à la Fédération générale du travail, dont deux militants, TANAKA Toranosuke et HIROSAKI Kiyoshi, étaient ses collègues à l’atelier Marugami. Au cours de l’été 1925, c’est-à-dire très peu de temps après la première scission de la Fédération générale, il rejoignit SUGIE Minosuke, responsable de la section de l’usine Minota, au Syndicat des métallurgistes d’Ōsaka (Ōsaka tekkō kumiai), affilié à l’Union générale des syndicats ouvriers japonais (Sōrengō). TSUBAKI Shigeo revint dans son pays natal en avril 1926, à cause du très mauvais état de santé de son père, qui devait mourir trois mois plus tard. Après être resté quelque temps dans la maison familiale, il retourna dans la région d’Ōsaka au printemps de l’année sui­ vante, et fut engagé à l’usine Minota, au salaire journalier de deux yen et quarante sen. II réussit néanmoins le tour de force d’envoyer chaque mois à sa famille (six frères et sœurs, et sa mère), une somme variant entre vingt et vingt-cinq yen. A l’Ecole commune des ouvriers de Higashi-Honganji, à Asakusa, où il suivait des cours, TSUBAKI Shigeo se familiarisa avec le fukumotoïsme, doctrine prônée par FUKUMOTO Kazuo, qui insistait sur la nécessité d’une épuration des membres du Parti communiste. II adhéra alors à la Fédération des jeunesses prolétariennes (Musan seinen dōmei), ainsi qu’à la Fédération pour la non­intervention en Chine (Tai-Shi hikanshō dōmei). Au mois de mars 1928, TSUBAKI Shigeo quitta l’usine Minota pour aller travailler à l’usine métallurgique Satō, située dans l’arrondissement de Minato à Ōsaka. Quelque temps après l’Affaire du 15 mars 1928, qui vit l’arrestation d’un grand nombre de militants ouvriers liés au Parti communiste, il adhéra au Syndicat ouvrier unifié d’Ōsaka (Ōsaka tōitsu rōdō kumiai) en compagnie de KŌGA Yoshio, puis, en 1929, au Congrès national pan-industriel des syndicats d’industrie (Zensan kaigi ou Zen sangyō zōdō kumiai zenkoku kaigi) de TAKANO Minoru. TSUBAKI Shigeo appartint en outre au Parti prolétarien populaire (Musan Taishū tō), au début de l’année 1930, au Parti national populaire (Zenkoku Taishū tō), au Parti populaire ouvriers-paysans (Rōnō Taishū tō) et au Parti socialiste populaire (Shakai Taishū tō). Au mois de mai 1935, il entraîna à sa suite l’Union générale des syndicats ouvriers du Kansai (Kansai rōdō kumiai s6reng6), opposée à l’Association nationale des syndicats ouvriers japonais (Zenkyō), dans la Fédération des syndicats ouvriers nationaux (zenkoku rōdō kumiai dōmei ou Zenrō). TSUBAKI Shigeo avait aussi été lié aux revues Rōnō (Ouvriers et Paysans) et Zen’ei (Avant-garde), mais avait décliné l’offre faite par NAKANISHI Inosuke de participer à la mise sur pied du Conseil national des syndicats ouvriers j aponais (Zempyō). Au moment des élections à la Chambre des représentants du mois de février 1936, TSUBAKI Shigeo apporta son soutien à TAMA Sugaomi, en tant que responsable du secrétariat du Parti socialiste populaire (Shakai Taishū tō). Il mit alors l’accent sur la politique de porte ouverte pratiquée par ce parti. Lui-même fut élu au conseil municipal d’Ōsaka, pour l’arrondissement de Minato, en juin 1937. Arrêté le premier février 1938, lors de l’Affaire du front populaire, il fut relâché le 10 décembre : il avait été décidé de surseoir au jugement, pour manque de preuves suffisantes. Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, TSUBAKI Shigeo garda son siège de conseiller municipal d’Ōsaka. Après la fin des hostilités, promu au poste de président de l’Union d’Ōsaka de la Fédération générale des syndicats ouvriers (Sōdōmei), il consacra tous ses efforts à la création du Conseil général des syndicats ouvriers japonais (Sōhyō). Il prit également une part active à l’organisation du Parti socialiste (Shakai tō). Au moment de la scission de ce dernier, il forma le comité directeur du Parti socialiste de gauche (Saha shakai tō). TSUBAKI Shigeo fut également membre de la Chambre des représentants et président de la commission nationale de la métallurgie au sein du Conseil général des syndicats ouvriers japonais (Sōhyō).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237680, notice TSUBAKI Shigeo, version mise en ligne le 29 juillet 2022, dernière modification le 1er juin 2022.
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