NOGUÈS Jean, Berthin, Adolphe, Auguste, Arthur

Par Jean-Luc Marquer

Né le 31 août 1924 à Pérouges (Ain), abattu le 17 juin 1944 à Meylan (Isère) ; employé de commerce ; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant (D.I.R.)

Monument commémoratif, impasse de la Détourbe, Meylan (Isère)
Monument commémoratif, impasse de la Détourbe, Meylan (Isère)
Photo : Gaby André Vitinger, Mémorial GenWeb, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Jean, Berthin, Adolphe, Auguste, Arthur Noguès était le fils d’André, Henri, directeur de journal, et de Madeleine, Amélie, Henriette, Laure Messimy, son épouse, fille d’Adolphe Messimy, général et homme politique de la III ème République.
Ses parents divorcèrent le 19 juillet 1937.
En 1944, il habitait avec sa mère à Biviers (Isère) et était employé de commerce.
Jean Noguès s’engagea dans la Résistance et rejoignit les rangs du maquis de Biviers qui relevait du secteur 6 de l’A.S.-Isère (Grésivaudan).
Le 17 juin 1944, 7 résistants de ce maquis menèrent une action à la gare de Meylan (Isère) puis entreprirent de revenir vers Biviers en suivant la route nationale N° 90 en direction de Chambéry (Savoie).
Deux maquisards à bicyclette étaient en tête, suivis à bonne distance par deux autres. Plus loin encore se trouvaient Georges Chappuy, Jean Noguès et André Vallat, dit Argoud.
Vers 20 heures, au lieu-dit "La Détourbe" à Meylan, deux voitures allemandes qui arrivaient en sens inverse s’arrêtèrent à la hauteur du dernier groupe, entre Jean Noguès et André Vallat, dit Argoud.
Ce dernier, grièvement blessé et secouru par des habitants après le départ des Allemands témoigna pour le Mémorial de l’oppression.
« De très brèves sommations précédèrent immédiatement les rafales de mitraillettes. Aussitôt je fis signe à mes camarades de s’enfuir. C’est alors que des Allemands (des officiers uniquement) ouvrirent à nouveau le feu sur moi et m’atteignirent aux deux jambes. Je ripostais avec mon revolver et c’est en voulant le recharger que j’ai été atteint d’une balle dans le poumon gauche, ce qui m’a couché à terre. Au même moment ils ouvraient le feu sur Noguès qui courait sur la voie du tramway, il s’écroula.
Je tiens à vous dire que, dès que je fus à terre, un officier allemand m’a fouillé, m’a désarmé et me prenant par les cheveux me tira un coup de revolver dans la nuque qui me fracassa la mâchoire.
 »
Une habitante des lieux confirma ses dires : « J’ai vu deux officiers allemands trainer deux corps humains et les déposer sur les rails du tramway. Ils leur ont ensuite tiré un coup de revolver à bout portant dans la nuque. »
Georges Chappuy blessé à une jambe tenta cependant de s’enfuir par le chemin qui monte vers Biviers mais il fut rapidement rattrapé par des Allemands qui le poursuivaient en voiture en tirant des rafales d’arme automatique. Il tomba et fut achevé de plusieurs rafales.
Jean Noguès obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur, et interné résistant (D.I.R.).
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume.
Il est désormais enterré dans le caveau de la famille Messimy, rond-point de la zone C dans l’ancien cimetière de Loyasse à Lyon Ve arr. (Métropole de Lyon).
Son nom figure sur le monument aux morts de Biviers et sur une plaque, impasse de la Détourbe, à Meylan.



Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article237787, notice NOGUÈS Jean, Berthin, Adolphe, Auguste, Arthur par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 9 février 2021, dernière modification le 12 février 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Monument commémoratif, impasse de la Détourbe, Meylan (Isère)
Monument commémoratif, impasse de la Détourbe, Meylan (Isère)
Photo : Gaby André Vitinger, Mémorial GenWeb, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

SOURCES : Arch. Dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808W 557 — Arch. Mun. Meylan, 3H2 — SHD Vincennes, GR 16 P 446505 (à consulter) — AVCC Caen, AC 21 P 103131 et AC 21 P 605659 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — Geneanet — Biographie d’Adolphe Messimy, Wikipedia — État civil

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