CABOS Aimé, Germain

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 5 février 1926 à Toulouse (Haute-Garonne), exécuté sommairement le 17 août 1944 à Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne) ; cheminot ; résistant de la Résistance intérieure française (RIF).

Aimé Cabos vivait chez sa mère rue Devic, à Toulouse. Son père était chef de gare à Boulogne-sur-Gesse. Sortant de maladie, il se rendit le 17 août 1944 à Toulouse pour une visite de reprise du service. Au retour en gare de Boulogne-sur-Gesse, les Allemands procédèrent à son arrestation, à la suite d’une dénonciation concernant son appartenance à un groupe de résistance. Il fut donc conduit à la prison Saint-Michel qu’il quitta le jour même en compagnie d’une cinquantaine de prisonniers. Les détenus furent emmenés dans les environs de Buzet-sur-Tarn et regroupés dans une grange. Ils y furent abattus à la mitraillette et le bâtiment fut ensuite incendié. Les habitants recueillirent le lendemain les restes des victimes qu’ils placèrent dans trois cercueils. Le corps d’Aimé Cabos était certainement dans l’un d’eux mais il ne put être formellement identifié.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 2 mai 1951 et fut homologué comme soldat de la Résistance intérieure française (RIF)
Son nom figure sur le monument commémoratif aux agents des Chemins de Fer du Midi et de la SNCF dans le hall de la gare, à Toulouse-Matabiau (Haute-Garonne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article238032, notice CABOS Aimé, Germain par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 5 février 2021, dernière modification le 5 février 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : dossiers SHD Vincennes GR 16 P 99338 (nc).— Hervé Barthélemy et Thomas Fontaine dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 page 305.— Mémorial Genweb.

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