THOMAS Marguerite, Marie, Lucie

Par Eric Panthou

Née le 6 février 1929 à Lubilhac (Haute-Loire), exécutée sommairement le 13 août 1944 à Sainte-Florine (Haute-Loire) ; écolière ; victime civile.

Fille de Jean, cultivateur et de Marie Granet, cultivatrice, Marguerite Thomas était écolière et habitait avec ses parents à Sainte-Florine (Haute-Loire).
Elle a été exécutée sommairement par une colonne SS spécialisés dans la lutte contre les maquis, venue aider la garnison de Saint-Flour (Cantal) qui semblait bloquée. Elle fut tuée sur la route entre Sainte-Florine et Charbonnier-les-Mines le 13 août 1944 à 18 heures alors qu’elle revenait des pâturages avec sa mère, sur la commune de Sainte-Florine.
La colonne avait été précédemment attaquée par des maquisards et avait exécuté Jumontier, Vryens et Bourgeois puis Joffe. Peu après, furieux de ne pas avoir pu passer par Brioude car attaqués par un groupe ils massacrèrent sur la place de la gare d’Arvant trois autres résistants ce 13 août.
Elle avait 15 ans et a été reconnue "Mort pour la France".

Son nom figure sur le monument aux Morts à Sainte-Florine ainsi qu’à Bournoncle-Saint-Pierre (Haute-Loire), sur le monument commémoratif 1939-1945. Le collège de Sainte-Florine porte aujourd’hui son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article238081, notice THOMAS Marguerite, Marie, Lucie par Eric Panthou, version mise en ligne le 6 février 2021, dernière modification le 17 février 2021.

Par Eric Panthou

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 56 : crimes de guerre à Vergongheon. — Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983. — MémorialGenweb. — État-civil Sainte-Florine.

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