GRACIA [Ariège]

Par André Balent

Réfugié espagnol en France après la Retirada (février 1939) ; anarchiste ; domicilié en 1944 à Castelnau-Durban (Ariège) ; adhérent de la Confédération nationale du Travail (CNT ; Espagne) victime de la tuerie de la Casace (commune de la Castelnau-Durban) le 15 juillet 1944 par des guérilleros de l’Agrupación de guerrilleros españoles (AGE)

On ne connait pas le prénom et l’âge de Gracia. Il ne figure pas sur l’état nominatif à la date du 10 décembre 1943 des étrangers résidant à Castelnau-Durban. Peut-être habitait-il un des villages voisins ? Il figure en tout cas sur le document que la JEL (Junte espagnole de libération) envoya le 4 novembre 1944 au GPRF (Gouvernement provisoire de la République française) qui, le premier, évoqua le massacre de la Casace. Borràs, (op. cit., 1976, p. 21), fait état de son affiliation à la CNT. Comme beaucoup d’anarchistes, il était intégré à la Résistance ou sympathisant de celle-ci. Il faisait partie de ceux qui refusaient d’adhérer à l’UNE et à l’AGE, organisations fondées par le Parti communiste d’Espagne et contrôlées par lui.

Gracia était un des hommes présents dans la maison Estrade de la Casace occupée par la famille Roy lors de la soirée du 15 juillet 1944 qui réussit à échapper à la tuerie. L’un d’eux put sauter par la fenêtre, ouverte par cette belle soirée estivale. L’autre, Garcia, put grimper sur le toit et fut victime du feu mis à la maison par les assassins.

Certains ont pensé et écrit que Gracia était le beau-père de Ricardo Roy. Mais le mari de Rosario Pérez Rodríguez était déjà décédé avant 1939.

Voir Castelnau-Durban (Ariège), la Casace [Casasse], massacre d’Espagnols adultes de la mouvance anarchiste et d’enfants par des « guérilleros » (15 juillet 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article238143, notice GRACIA [Ariège] par André Balent, version mise en ligne le 8 février 2021, dernière modification le 8 février 2021.

Par André Balent

SOURCES : José Borrás, Políticas de los exiliados españoles 1944-1950, Paris, Ruedo ibérico, 1976, p. 21. — Ángel Carballeira, « La tuerie de Lacazace en juillet 1944 », Les cahiers du CTDEE, Centre toulousain de documentation sur l’exil espagnol, 14, décembre 2020, p. 25-39.

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