TAKALI Brahim

Par Jean-Marie Guillon

Né en 1912 en Algérie ; restaurateur ; militant du Congrès musulman secteur de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Installé à Marseille depuis 1919, Brahim Takali avait fait son service militaire, puis avait ouvert un restaurant en 1925, rue des Chapeliers, quartier Belsunce. Militant du Congrès musulman du secteur de Marseille, il en fut le trésorier de 1937 à juin 1939. Il fut l’objet d’un arrêté d’internement administratif le 11 janvier 1941 et envoyé au camp de Saint-Paul-d’Eyjaux (Haute-Vienne). Pour la police spéciale, le Congrès musulman ayant des affinités avec le Parti communiste, Brahim Takali était noté comme communiste, d’où la proposition d’internement. Mais le commandant Jean-Renaud, président de la Solidarité Française et du Faisceau français, organisations nationalistes, intervint en sa faveur. En fait, Takali était membre de la Solidarité Française ; il avait milité en uniforme, faisant le coup de poing contre les communistes ; s’il était entré au Congrès musulman, c’était à sa demande et à celle du chef de région pour recueillir des renseignements et le noyauter. Il demandait sa libération, ce dont le commissaire Seignard, chef de la police spéciale, prenait acte le 27 juin 1941 en proposant sa libération conditionnelle pour trois mois. Brahim Takali signa l’engagement à ne pas se livrer à des activités antinationales, le 22 août 1941.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article238216, notice TAKALI Brahim par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 10 février 2021, dernière modification le 10 février 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCE : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône 5 W 216 (dossier internement).

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