LARMAT Jean-Pierre, André

Par Pierre Alanche

Né le 13 juin 1945 à Nîmes (Gard) ; ingénieur de recherche, ingénieur technico-commercial ; syndicaliste CFDT, élu CE, militant pour le logement social, secrétaire général de l’association « Un Toit ».

Prise de parole de Jean-Pierre Larmat lors de manifestation de mai 1975 contre la fusion de la CII avec Honeywell Bull devant le siège de la CII à Rocquencourt.
Prise de parole de Jean-Pierre Larmat lors de manifestation de mai 1975 contre la fusion de la CII avec Honeywell Bull devant le siège de la CII à Rocquencourt.

Jean-Pierre Larmat est le fils ainé d’une famille de deux enfants. Son père, Jacques Larmat, professeur de Sciences Naturelles, milita au début de sa carrière au Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES) et pendant sa retraite à Amnesty International et au Secours Populaire. Sa mère Armande Laugier, était professeur de Lettres Modernes.
Jean-Pierre Larmat fréquenta l’école primaire située à Nîmes dans les locaux de l’actuel lycée Daudet. Il fit ses études secondaires au lycée de Nîmes jusqu’en 1962 et obtint le baccalauréat de mathématiques élémentaires, puis suivit les cours de mathématiques supérieures et spéciales en internat au lycée Joffre de Montpellier, de 1962 à 1965. Ensuite il poursuivit ses études supérieures à l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Constructions Aéronautiques de Toulouse (ENSICA). Il obtint le diplôme d’ingénieur en 1968 et se spécialisa dans le laboratoire d’informatique de la faculté des sciences de Toulouse, de 1968 à 1970, où il commença sa carrière comme chercheur.

Durant ses années de classe préparatoire, il découvrit le syndicalisme étudiant et milita à l’UNEF. Il continua ensuite au sein de l’UGE (Union des grands écoles).

En 1971, il fut embauché à la Compagnie internationale pour l’informatique (CII), qui devint ensuite CII Honeywell Bull, puis Bull, dans l’établissement de Louveciennes (Yvelines). Il fit toute sa carrière au sein de cette entreprise qui connut de multiples évolutions. Il resta à Louveciennes jusqu’en 1980 où il travailla comme ingénieur d’études. Ensuite, de 1980 à 1983, il fut ingénieur technico-commercial, à l’agence de Lyon (Rhône). Puis de 1983 à 1989, il fut responsable technique grands comptes, à l’agence Bull de Marseille. De 1989 à 1994, il revint en région parisienne, chef de projet, puis architecte en système d’information, dans l’établissement Bull de La Défense. Enfin de 1994 à 2002, de retour à l’agence de Marseille, il termina sa carrière comme expert grands comptes sur la région Méditerranée. Il quitta l’entreprise en en 2002, dans le cadre du FNE.

Jean-Pierre Larmat adhéra à la CFDT en 1972. Dès la première année, il devint secrétaire de la section syndicale de Louveciennes et le resta jusqu’en 1979. Cette section comportait une majorité de cadres et était parcourue par de nombreux courants allant de l’apolitisme au gauchisme. Parmi les militants, il y eut Emmanuel Videcoq, alors animateur de la revue Terminal (qui collabora avec le philosophe Félix Guattari), François Delavoreille qui fonda plus tard sa propre entreprise, François Coustal qui devint assistant parlementaire d’Alain Krivine au parlement européen. La section était aussi confrontée à des réorganisations industrielles permanentes de l’entreprise et aux débats sur la technologie informatique. Jean Pierre Larmat anima l’équipe avec l’objectif d’adapter le syndicalisme traditionnel aux aspirations des nouvelles catégories d’adhérents cadres et techniciens. Ils adhérèrent à l’objectif industriel de l’entreprise défini par le plan calcul, furent prudents devant le projet européen de rapprochement avec Siemens et Philips (accords UNIDATA de 1973), que la Fédération générale des mines et de la métallurgie (FGMM) soutenait pleinement. Puis indignés et traumatisés par la casse de l’entreprise et son abandon à Honeywell en 1975-1976, la section syndicale mena des actions vigoureuses de défense des acquis sociaux. Il fut élu représentant au comité d’établissement. En juin 1977, il prépara l’assemblée générale constitutive du SMYS, syndicat métaux des Yvelines sud et fut élu à la commission exécutive comprenant Pierre Alanche, permanent de l’UPSM, Jean Louis Piette de Matra, Bernard Bellet de CII Honeywell Bull les Clayes-sous-Bois, et Jean Claude Patrac de CIT Alcatel. Il participa également aux activités de l’Inter CFDT de CII, animée par Jean Lapeyre de la FGMM-CFDT, à celles de l’union locale CFDT de Villepreux-les-Clayes de 1972 à 1978 et fut membre du bureau de l’Union départementale des Yvelines.
En retraite, il milita dans le secteur du logement social, d’abord au sein de l’association Habitat et Humanisme à Marseille, puis de l’association « Un Toit » à Aix-en-Provence dont il fut secrétaire général pendant plusieurs années.

Marié avec Danièle Flingou le 27 juillet 1968, Jean-Pierre Larmat eut trois enfants nés en 1970, 1972, 1975.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article238225, notice LARMAT Jean-Pierre, André par Pierre Alanche, version mise en ligne le 12 février 2021, dernière modification le 12 février 2021.

Par Pierre Alanche

Prise de parole de Jean-Pierre Larmat lors de manifestation de mai 1975 contre la fusion de la CII avec Honeywell Bull devant le siège de la CII à Rocquencourt.
Prise de parole de Jean-Pierre Larmat lors de manifestation de mai 1975 contre la fusion de la CII avec Honeywell Bull devant le siège de la CII à Rocquencourt.

SOURCES : Arch. UPSM-CFDT. — Entretien avec Pierre Alanche en mars 2011. — Site internet, http://www.untoit-aix.fr/index.php/

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