FÉCAN Maurice, Albert

Par Jean-Pierre Besse, Julien Cahon

Né le 31 décembre 1884 à Oisemont (Somme), mort le 28 mai 1969 à Amiens (Somme) ; instituteur ; résistant ; militant communiste de la Somme, secrétaire départemental de l’ARAC Somme (1948-1969), membre du bureau national de l’ARAC (1948–1969) ; conseiller municipal d’Amiens (1948-1959) ; secrétaire départemental adjoint de l’UFAC (1951-1956).

Fils d’un facteur rural et d’une couturière, Maurice Fécan entra à l’École normale d’instituteurs d’Amiens, puis fit toute sa carrière dans son département natal. Il enseigna comme instituteur adjoint successivement à Airaines, à Villers-Bocage et à Raincheval avant d’occuper un poste d’instituteur titulaire dans diverses écoles d’Amiens. Il fut aussi chargé d’enseignement dans les écoles primaires supérieures.

Combattant de la Première Guerre mondiale, Maurice Fécan fut cité à l’ordre de son régiment, le 411e RI, et participa durant l’Occupation à la Résistance.

Maurice Fécan adhéra en 1944 au Parti communiste et milita essentiellement dans les organisations d’anciens combattants proches de ce parti. Il fut secrétaire départemental de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) de 1947 à sa mort. Membre du conseil national de cette organisation à la Libération, il fut élu au bureau national lors du XXVe congrès à Lyon (Rhône) en mai 1948. Il y siégeait toujours lors de son décès.

En 1950, à l’instar de Maurice Vast*, Louis Prot*, Honeste Lagny* et Léon Dupontreué notamment, il fut un des premiers signataires dans la Somme de l’appel de Stockholm, qui exigeait l’interdiction de l’arme atomique, et il appartenait au comité de parrainage départemental pour l’appel de Stockholm.

Secrétaire départemental adjoint de l’union française des anciens combattants de 1951 à 1956, Maurice Fécan était membre de la commission administrative de l’UFAC à la fin des années 1960.

Parallèlement, Maurice Fécan assuma des responsabilités d’élu local. En octobre 1947, il se présenta aux élections municipales à Amiens (Somme) sur la liste du Parti communiste. Il ne figurait pas parmi les élus mais entra au conseil municipal en juillet 1948, à la suite de la démission de Georges Pranger*. Maurice Fécan était alors membre du conseil d’administration de l’Office départemental des anciens combattants. Après la dissolution du conseil en mai 1950, il fut un des douze conseillers communistes élus en juillet. Il conserva son siège après les élections générales de 1953 et appartenait au bureau départemental du Mouvement de la paix en 1954. Il était secrétaire fédéral adjoint de ce mouvement en 1951. Comme toute la liste communiste emmenée par René Lamps*, Maurice Fécan échoua lors des élections municipales de mars 1959. La modification du mode de scrutin élimina en effet les communistes du conseil municipal de cette ville où, depuis la Libération, il avait le groupe le plus important. Ils ne revinrent au conseil qu’après les élections de mars 1971 ; René Lamps* fut alors élu maire.

Lors de son décès, Maurice Fécan était membre de la commission exécutive de l’UFAC, chevalier du Mérite social et membre de la Ligue des droits de l’Homme.

Maurice Fécan avait épousé à La Neuville-lès-Bray (Somme), le 25 septembre 1925, Marie Orémie Delaby.

Son nom fut donné à une résidence pour personnes âgées à Amiens, au 2 rue Jean Bart, dans le quartier Saint-Pierre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23887, notice FÉCAN Maurice, Albert par Jean-Pierre Besse, Julien Cahon, version mise en ligne le 10 décembre 2008, dernière modification le 3 avril 2009.

Par Jean-Pierre Besse, Julien Cahon

SOURCES : Arch. Dép. Somme, 21W326 — Arch. Mun. Amiens, série D. — Le travailleur de la Somme, 1945-1965. — Le Courrier picard, mai-juin 1969. — État-civil de Oisemont.

ICONOGRAPHIE : Le Travailleur de la Somme, 6 mai 1950.

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