MERCIER Jean

Par Eric Panthou

Né le 6 octobre 1921 à Mirefleurs (Puy-de-Dôme), mort au combat le 20 juin 1944 au Pont-Mallet, commune de Fridefont (Cantal) ; ouvrier agricole ; résistant, membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Fils d’Antonin Vitaly, contremaître à l’usine à chaux des Bouys, et de Marie Madiaure, sans profession, Jean Mercier habitait Mirefleurs (Puy-de-Dôme) où il était ouvrier agricole. Il rejoignit la Résistance à une date qu’on ignore, sans doute suite à l’ordre du colonel Gaspard le 20 mai de rejoindre le Mont-Mouchet. Plusieurs milliers d’hommes affluèrent en quelques jours, la majorité venant du Puy-de-Dôme. Il intégra la 12ème Cie du Mont-Mouchet.
Après les combats des 10 et 11 juin aux Mont-Mouchet, il rejoignit la concentration de la Truyère qui essuya une violente attaque allemande les 20 et 21. Selon l’enquête pour crimes de guerre, il aurait été exécuté le 21 juin à La Bastide, mains attachées dans le dos avec du fil de cuivre, à Fridefont. Il est déclaré disparu à Mallet le 20 juin 1944 sur la liste nominative des tués, fusillés, déportés non rentrés du département du Cantal.
Les 11 tués issus de la 12ème Compagnie étaient partis du même secteur du Puy-de-Dôme pour rejoindre le Mont-Mouchet. En fait, selon Jean Favier, Jean Mercier et Jean Achard-Vincent, eux aussi originaires du Puy-de-Dôme, ne furent pas tués dans les mêmes circonstances mais le 20 juin lors du combat près du Pont de Mallet où ils servaient un bazooka pour la 12ème Compagnie.

Il a été reconnu Mort pour la France, homologué FFI.

Il a été enterré dans une fosse avec Achard dans le champ Bigot à Fridefont puis transféré au cimetière de Chaudes-Aigues le 9 novembre 1944. Son frère Gustave est venu retirer le corps le 8 novembre 1945.

Par jugement du tribunal civil de Saint-Flour en date du 17 janvier 1946, son décès le 21 juin 1944 à Fridefont a été déclaré constant.

Son nom figure sur la stèle érigée à La Bastide, commune de Fridefont, en hommage aux 11 tués du 21 juin 1944, sur le monument aux Morts de Mirefleurs.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239064, notice MERCIER Jean par Eric Panthou, version mise en ligne le 1er mars 2021, dernière modification le 9 janvier 2022.

Par Eric Panthou

SOURCES : SHD Vincennes, GR 19 P 15/1 : liste nominative des tués, fusillés, déportés non rentrés du département du Cantal, dressée en 1947. — AVCC Caen, AC 21 P 93174, dossier Jean Mercier (nc). — SHD Vincennes, GR 16 P 411708, dossier résistant Jean Mercier (nc). — "Une cérémonie émouvante à la Bastide", La Montagne, édition Cantal, 6 juillet 2017. — Jean Favier, Mémorial du réduit de la Truyère. Aurillac : Union des ACVG - CVR du Cantal, Musée de la Résistance d’Anterrieux, 2008. — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 149 : crimes de guerre à Fridefont. — Mémorialgenweb. — État-civil Mirefleurs et Fridefont.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément