MAHÉ Ernestine

Par Jean-Louis Ponnavoy, Annie Pennetier

Née le 26 septembre 1919 à Plougonven (Finistère), massacrée le 3 août 1944 à Landeleau (Finistère) ; couturière ; victime civile.

Fille de François Mahé et de Marie Françoise Hénaff, Ernestine Mahé était célibataire. Elle était domiciliée avec ses parents dans la maisonnette de garde du passage à niveau n° 23 de la ligne Châteaulin-Carhaix au lieu-dit- Pont-ar-Stang commune de Landeleau où son père avait été garde-barrière puis cantonnier de la SNCF à partir de 1940 et sa mère prit le relais
Le 3 août 1944, des maquisards se postèrent en embuscade à Pont-ar-Stang sur la route Châteauneuf-Carhaix pour intercepter une importante colonne allemande. La colonne fut attaquée par 80 maquisards dont certains étaient armés de fusils-mitrailleurs, à hauteur du passage à niveau. Trois soldats furent tués mais la riposte allemande fut terrible. Ils incendièrent la maisonnette de garde et jetèrent dans le brasier Ernestine Mahé et sa mère Marie Françoise Mahé. Ernestine venait de tenter d’échapper aux flammes en sautant par la fenêtre mais des soldats allemands la rejetèrent dans le feu.
Les combats se poursuivirent. Les résistants durent se replier vers le village du Cloître situé à 500 mètres. Plusieurs d’entre eux furent abattus sur le chemin. Les Allemands prirent ensuite des otages en représailles et incendièrent leurs maisons. Les corps furent retrouvés carbonisés dans les ruines.
Il y eut 33 victimes, résistants et civils

Ernestine Mahé obtint la mention « Mort pour la France » en 1945.

Son nom figure sur la stèle commémorative des 33 martyrs du 3 août 1944 à Pont-ar-Stang Vian et sur le monument aux morts de Landeleau (Finistère).

Landeleau (Finistère), 3 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239084, notice MAHÉ Ernestine par Jean-Louis Ponnavoy, Annie Pennetier, version mise en ligne le 2 mars 2021, dernière modification le 14 septembre 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy, Annie Pennetier

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21P 372942 (nc). — Véronique Desormeaux et Cédric Neveu, dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 page 959 ; il y a confusion entre la fille et la mère Marie Françoise. — Guy Le Reste, Landeleau. Pont ar Stang, 3 août 1944, multigraphié, 2021, consulté en mairie, 2022.— Mémorial Genweb. — Georges-Michel Thomas, Alain Le Grand, Le Finistère dans la guerre 1939-1945, tome 2, p. 217, Éditions de la Cité, 1981.

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