PIRE Victor, Louis, Antoine

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 2 novembre 1905 à Boulzincourt (Ardennes), mort à l’hôpital le 2 septembre 1944 à Charleville (Ardennes) des suites de blessures ; cheminot ; victime civile.

Victor Pire entra au chemins de fer à la Compagnie de l’Est le 23 janvier 1922 comme auxiliaire à Mohon (Ardennes). Il devint cantonnier à Montmédy en avril 1929 puis au passage à niveau, à Montchin en 1933. Il fut nommé cantonnier principal à Guignicourt-sur-Vence (Ardennes) en juillet 1941. Il était domicilié dans cette dernière localité avec son épouse et leurs deux filles.
Le 30 août 1944, les Allemands occupèrent le bourg et s’apprêtaient à l’évacuer lorsque les Américains approchaient. À 17h30 ce jour-là Victor Pire circulaient sur la place de l’église avec deux autres hommes. Tous trois tiraient une petite voiture transportant un fût et des caisses en carton. Un sous-officier allemand exigea de vérifier le chargement. Victor Pire prit la fuite en se faufilant entre les camions tandis que le militaire hurlait : « Terrorist ! Terrorist ! ». Les soldats présents ouvrirent alors le feu blessant Victor à la cuisse droite au moment où il s’engouffrait dans une écurie. Il parvint à se traîner dans un jardin contigu mais il fut découvert et mortellement blessé d’un coup de fusil dans la tête. Malgré les soins prodigués, il mourut à l’hôpital de Charleville le 2 septembre 1944.
Il n’a pas été trouvé de plaque ou monument sur lesquels son nom figure.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239212, notice PIRE Victor, Louis, Antoine par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 8 mars 2021, dernière modification le 9 septembre 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Hervé Barthélemy et Stéphane Robine dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 pages 1190.— Mémorial genweb.

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