CAILLOUX Catherine, Marie, Madeleine épouse TEIGER

Née le 31 mai 1939 à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne, Marne) ; psychologue, ergonome, chercheuse au CNAM et chargée de recherche au CNRS ; conduisit de nombreuses recherches sur les conditions de travail notamment des femmes OS, les temps de travail (horaires, cadences, vieillissement), la formation des équipes syndicales à l’analyse et à l’action sur les conditions de travail et sur la santé au travail ; membre du cabinet de la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes (1988- 1989) ; chargée de mission au PIRTTEM-CNRS.

Portrait transmis par Catherine Teiger

Catherine Cailloux était l’aînée d’une fratrie de cinq filles et trois garçons. Son père, Paul Cailloux, était cadre commercial et sa mère Jehanne Moreau, qui gérait le foyer, refusait l’expression « sans profession ». Après des études secondaires à Châlons dans un lycée tenu par des religieuses, elle souhaita étudier la médecine, mais ses parents considérèrent que ce projet n’était pas convenable pour une jeune femme. Elle fit donc à la Sorbonne des études de lettres classiques, et, sans le dire à ses parents, de psychologie et de psychophysiologie – avec l’idée de travailler avec des enfants.

Elle s’engagea à l’UNEF, en pleine période de guerre d’Algérie, et rencontra Jacques Teiger, stagiaire au CNRS en physique nucléaire. La famille de Jacques Teiger, issue de l’émigration de plusieurs pays d’Europe de l’Est, était établie en Normandie. Il était ami d’enfance de Jean Buet, avec lequel il avait fait du scoutisme. Elle découvrit ainsi les conditions de travail et de vie des ouvriers. Elle accompagna son mari en Algérie, puis, avec leurs trois enfants – Bénédicte (née en 1961), Emmanuel (1962) et Nathalie (1964) – aux États-Unis où le conduisaient ses recherches. À son retour en France en 1966, elle acheva sa licence de psychologie et de psychophysiologie. Par l’intermédiaire de Jacques Teiger et de Jean Buet, elle fit en 1966 la connaissance d’Alain Wisner, qui venait d’être élu directeur du laboratoire de Physiologie du travail et d’ergonomie du CNAM, et qui cherchait à embaucher un ou une psychologue. Il la recruta en septembre 1967.

Catherine Teiger participa immédiatement, avec Jean Foret et Georges Lantin, à une recherche sur le sommeil des conducteurs de train, demandée par le délégué CGT d’Ivry-sur-Seine Gaston Bouny, persuadé que le travail de nuit épuisait les conducteurs. La SNCF refusant dans un premier temps la recherche, les chercheurs en effectuèrent la première partie clandestinement, en voyageant incognito dans les cabines des motrices, et en enregistrant, entre autres, l’électroencéphalogramme (EEG) des conducteurs pendant leur sommeil dans les dépôts. Les vibrations et le bruit en cabine étaient aussi enregistrés par les conducteurs eux-mêmes, formés à cet effet par François Guérin. Le dépouillement et les interprétations étaient construits conjointement entre les chercheurs et les syndicalistes. Grâce aux premiers résultats, Alain Wisner négocia avec la direction de la SNCF que l’étude puisse se poursuivre dans des conditions plus normales et produise des effets sur l’organisation du temps de travail.

Avant l’arrivée de Catherine Teiger au CNAM, Alain Wisner, Antoine Laville et Édouard Richard (membre d’un bureau de recherche lié à la CFTC) avaient conduit entre 1963 et 1965, à la demande des responsables (hommes) de la fédération CFTC de la métallurgie, dont Jean Buet, une enquête très novatrice sur les conditions des femmes ouvrières de neuf entreprises de l’électronique. Bien que les chercheurs n’aient pas pu pénétrer dans les ateliers, l’enquête avait conduit à des résultats marquants sur l’activité des femmes travaillant à la chaîne, jusque-là considérées comme reproduisant mécaniquement des gestes simples, ne nécessitant aucun apprentissage. Il apparaissait au contraire des difficultés importantes pour parvenir à atteindre et à tenir la cadence. La fatigue mentale et physique, et un vieillissement accéléré, en lien avec ces difficultés, avaient été mis en évidence. La diffusion de ces résultats dans les syndicats (souvent avec la présence des chercheurs) conduisit l’équipe CFDT de l’usine Thomson à Angers (notamment Liliane Barbaroux, Maryvonne David, Marie-Thérèse Galisson et Louis Thareaut) à adresser en 1967 une demande au laboratoire du CNAM pour analyser les difficultés rencontrées par les femmes travaillant au montage des téléviseurs. La négociation fut longue avec l’entreprise, un financement de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) fut obtenu, tandis que la demande CFDT fut soutenue au comité d’entreprise par les élus CGT. Les chercheurs de « l’équipe Laville » étaient perplexes sur la façon d’analyser le travail des femmes à la chaîne, jusque-là uniquement exploré d’un point de vue sociologique – ce qui paradoxalement rassura les syndicalistes et Michel Le Tron, chargé des conditions de travail à la confédération CFDT, qui craignaient que les chercheurs appliquent des solutions toutes faites sans véritablement comprendre les questions nouvelles. Pour préparer la recherche, Catherine Teiger se fit embaucher et travailla comme ouvrière sur une chaîne en juillet et août 1969, son statut de chercheuse étant connu de tous. La recherche fut ensuite conduite pendant deux ans par Catherine Teiger, Antoine Laville et Jacques Duraffourg, qui multiplièrent les mesures physiologiques, les observations des activités et les discussions avec les ouvrières sur leurs postes de travail.

Cette recherche, à l’origine d’un virage de l’ergonomie de langue française, mit en évidence la différence entre le « travail théorique » (d’autres diront le « travail prescrit ») prévu par le service des méthodes, et le travail réel des ouvrières qui réorganisaient leur façon de travailler pour arriver à produire dans les temps impartis. Dans la lignée des travaux de Jean-Marie Faverge et Jacques Leplat, mais avec des interactions nouvelles des chercheurs avec les ouvrières et leurs représentants, cette recherche instaura le travail réel comme objet de recherche et l’analyse du travail comme outil principal des ergonomes. L’analyse du travail devint une coproduction entre l’observateur et la personne observée, où chacun découvre quelque chose. La recherche démontra que le « travail purement manuel » n’existe pas : les ouvrières censées répéter les mêmes gestes devaient en fait, en permanence, gérer des incidents, qui sollicitaient leur cerveau au point de parfois en saturer les capacités, ce qui provoquait des « crises de nerfs » sur la chaîne. Les contraintes de temps étaient telles que les ouvrières ne pouvaient plus tenir la cadence après un âge de l’ordre de 30 ans. Des expériences en laboratoire furent menées en parallèle pour tenter de préciser certains points, avec des résultats décevants. Le rapport de recherche fut repris dans de nombreuses publications et dans des formations syndicales – « formations réciproques des chercheurs et des syndicalistes » dit Catherine Teiger – qui diffusèrent très largement ces résultats. Ces sessions de « recherche-action-formation » nourrirent parfois des actions sur les cadences de travail. Le secteur revendicatif de la CFDT édita en 1978 la brochure Analyser les conditions de travail. En parallèle, des démarches similaires étaient développées par Jacques Duraffourg avec la fédération de l’habillement CGT (Michèle Doussineau). Le rapport de 1971 du Centre national du patronat français (CNPF) sur « le problème des OS » mentionna également les résultats de la recherche.

Cette recherche dans l’électronique contenait déjà tous les thèmes des futures recherches de Catherine Cailloux Teiger : l’analyse du travail, le travail des femmes, les temps du travail (cadences, horaires, vieillissement), les relations entre chercheurs et syndicalistes. Elle entra au CNRS en 1973 comme attachée de recherche (puis chargée de recherche en 1980). En lien avec la fédération Hacuitex de la CFDT (avec Roger Toutain et Marie-Claude Plaisantin) elle s’employa à confirmer dans une usine de gants en Alsace les résultats obtenus dans l’électronique. Entre 1973 et 1977, elle prit part à une recherche avec les ouvrières de la CIP (Confection industrielle du Pas-de-Calais), qui continuaient à produire pendant la grève et l’occupation de leur usine. En 1974-1975, elle participa à une recherche concernant les opératrices des renseignements téléphoniques, où Dominique Dessors, chercheuse dans le laboratoire, se fit embaucher.

Elle développa avec Antoine Laville et Hugues Blassel*, qui devint ensuite secrétaire confédéral de la CFDT, les recherches sur les structures d’âge par profession et la sélection liée au vieillissement précoce dû au travail. La participation d’Alain Wisner au Conseil national de la statistique à partir de 1972 donna un écho important à la nécessité de produire des statistiques sur les conditions de travail, ce qui déboucha sur la création de l’enquête nationale sur les conditions de travail, pilotée pour la première fois en 1978 par Serge Volkoff*, statisticien et Anne-Françoise Molinié, démographe.

De 1976 à 1978, elle effectua, avec Monique Lortie, chercheuse québécoise en doctorat (qui devint professeure à l’Université de Québec à Montréal) et Antoine Laville, des recherches sur les conditions de travail, la morbidité et la mortalité des rotativistes de presse. La section rotativistes du syndicat du livre CGT, et son secrétaire Lucien Laurancy, étaient particulièrement préoccupés de la mortalité des rotativistes de la presse quotidienne, qu’ils percevaient comme mourant jeunes. Cette recherche confirma la mortalité plus précoce des rotativistes, par rapport à d’autres professions du Livre. Les explications résidaient dans la combinaison des expositions au bruit, aux vibrations, aux produits toxiques, au port de charges, et au travail de nuit. À partir des résultats de cette recherche collective, Catherine Teiger dirigea la publication d’un ouvrage Les rotativistes, changer les conditions de travail – dont l’écriture mobilisa un grand nombre de chercheurs du laboratoire – destiné en particulier aux syndicalistes rotativistes, pour leur permettre d’analyser localement les conditions de travail et d’intervenir pour leur amélioration. L’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) le publia en 1982. Lucien Laurancy, qui considérait que « maintenant que nous savons pourquoi nous mourons jeunes, ce serait mieux de vivre plus longtemps » donna une suite à cette collaboration, en demandant aux ergonomes du CNAM de participer à la conception des imprimeries du Monde à Ivry-sur-Seine (en 1987) et du Figaro à Roissy (en 1988). Ces recherches, conduites par d’autres intervenants du CNAM, de l’École pratique des Hautes études (EPHE° et de l’ANACT, furent basées sur des démarches participatives avec la présence du syndicat CGT dans le comité de pilotage.

Dans le sillage du rapport sur le travail posté publié en 1976 par Alain Wisner et James Carpentier, Robert Villatte, de la Fédération unifiée de la chimie CFDT, transmit une demande d’un syndicat d’une usine de chimie lorraine pour une formation sur les effets du travail posté, puis, ultérieurement, une autre portant sur le choix des roulements de travail. Avec l’accord de la direction, Laville et Teiger construisirent en 1983 avec un « groupe ergonomie », rassemblant des salariés et des cadres, une information détaillée sur les avantages et les inconvénients des différents types d’horaires pour la santé et la vie sociale, afin que les salariés puissent voter en connaissance de cause sur l’horaire qu’ils souhaitaient, sans privilégier les bénéfices à court terme par rapport aux risques pour leur santé à long terme. La même section syndicale de la chimie sollicita les ergonomes du CNAM pour participer à la conception de deux salles de contrôle. Cette démarche sur les horaires fut reprise et amplifiée lors d’une intervention sur la réorganisation du travail en horaires décalés au Centre national d’études spatiales, avec Yvon Quéinnec*, professeur d’ergonomie à Toulouse, à la demande de la CFDT. Elle fut formalisée dans Repères pour négocier le travail posté, publié en 1985 par Yvon Quéinnec, Catherine Cailloux Teiger et Gilbert de Terssac, directeur de recherche en sociologie au CNRS. Cet ouvrage majeur alimenta ensuite de nombreuses négociations sur le travail posté. Catherine Teiger poursuivit également ses travaux sur le vieillissement au travail, qui contribuèrent à la fondation par Antoine Laville et Serge Volkoff* du Centre de recherche sur l’expérience, l’âge et les populations au travail (CREAPT).

Après les lois Auroux de 1982 et la fondation en 1983 de l’Institut pour l’amélioration des conditions de travail de la CFDT dirigé par Robert Villatte, Catherine Cailloux Teiger multiplia les formations à « l’analyse critique du travail » et s’attacha à la formalisation théorique de celles-ci.

Par arrêté du 26 décembre 1988, elle fut nommée conseillère technique au cabinet de Michèle André, Secrétaire d’Etat aux droits des femmes ,du gouvernement de Michel Rocard, qu’elle quitta en 1989. Elle participa ensuite, de 1990 à 1993, comme chargée de mission, au « Programme interdisciplinaire de recherche sur le travail, les technologies, l’emploi et les modes de vie » (PIRTTEM-CNRS) – mis en place de façon temporaire pour favoriser les actions interdisciplinaires entre sciences sociales et sciences « dures », dans le sillage du rapport d’Albert Detraz Programmation de la science au service de la demande sociale, l’exemple des recherches sur le travail. Elle organisa notamment le colloque de 1992 qui en valorisa les résultats, dans un contexte de fortes tensions sur les moyens respectivement consacrés à la recherche sur le travail et sur les technologies.

Dès 1982, elle participa au Québec à de multiples recherches et à des formations syndicales sur le travail et la santé, avec les chercheuses de l’Université de Québec à Montréal (UQAM), de l’Institut de recherche Robert Sauvé en Santé Sécurité du Travail et de l’Université Laval à Québec. Une salle porte d’ailleurs son nom à l’UQAM, au sein du laboratoire CINBIOSE.

Elle se vit décerner en 2002 un doctorat honoris causa en sciences sociales de l’Université Laval (Québec) – première université francophone d’Amérique du Nord. Elle prit formellement sa retraite en 2003, mais poursuivit son activité de publication. Elle consacra de nombreux textes au rôle de l’analyse du travail en formation (formation professionnelle et formation syndicale), et aux relations entre chercheurs et syndicalistes dans le domaine du travail et de la santé au travail. Elle co-organisa le réseau international « Ergonomie et formation » dans le cadre de l’International Ergonomics Association. Cette dimension de de son travail culmina en en 2013 avec la publication, avec Marianne Lacomblez, professeure de psychologie du travail à l’Université de Porto (Portugal), de (Se) former pour transformer le travail. Cet ouvrage de 700 pages – soutenu par l’Institut syndical européen ETUI – analysait de multiples expériences de formations en France, en Belgique, en Italie, au Québec, au Brésil et au Venezuela, à partir de témoignages de syndicalistes, de chercheurs et de formateurs, et était accompagné d’un CD comportant des supports de formation et des documents syndicaux sur une période de plus de trente ans.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239283, notice CAILLOUX Catherine, Marie, Madeleine épouse TEIGER, version mise en ligne le 11 mars 2021, dernière modification le 9 avril 2021.
Portrait transmis par Catherine Teiger

ŒUVRE CHOISIE Avec Antoine Laville et Jacques Duraffourg Conséquences du travail répétitif sous cadence sur la santé des travailleurs et les accidents, 1972. Rapport final, n° 29, Collection du Laboratoire de Physiologie du Travail et d’Ergonomie du Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris, 385 p. – Les empreintes du travail. Dans Équilibre ou fatigue par le travail, 1980, éd. Société Française de Psychologie, p. 25-44. Entreprise Moderne d’Edition, Paris. – Avec Antoine Laville et Monique Lortie. Travailleurs de nuit permanents, rythmes circadiens et mortalité, 1981. Le Travail humain, 44, 1, 71-92. – Avec Antoine Laville, Jeanne Boutin, Lucien Etxezaharreta, Leonardo Pinsky, Norbert See, Jacques Theureau, et la collaboration de M. Balny, M. Trinquet, M. Novelli, 1982. Les rotativistes - Changer les conditions de travail. ANACT éd., Paris, 345 p. – Avec François Daniellou et Antoine Laville, Fiction et réalité du travail ouvrier, 1983. Les Cahiers Français, 209 : « Le travail ouvrier », 39-45. – Avec Antoine Laville et un « Groupe ergonomie » d’entreprise, avec Cottura, R. Choisir son roulement. Parlons-en. Laboratoire de physiologie du travail-ergonomie du CNAM, Paris et CdF Chimie, Saint-Avold, 1983, Rapport d’étude et plaquette illustrée. ). Dans le CD joint à l’ouvrage cité de C. Teiger et M. Lacomblez, (Se) former pour transformer le travail. – Avec Yvon Quéinnec et Gilbert de Terssac, Repères pour négocier le travail posté, 1985 (seconde édition 1992). Toulouse : Octarès Editions. – Le vieillissement différentiel dans et par le travail. Un vieux problème dans un contexte récent », 1989, Le Travail humain, t. 52, 21-56. – L’organisation temporelle des activités, 1987. In Claude Lévy-Leboyer et Jean-Claude Sperandio (dir), Traité de psychologie du travail (pp. 659-682). Paris, Presses Universitaires de France. – Avec Antoine Laville, Expression des travailleurs sur leurs conditions de travail : analyse de sessions de formation de délégués C.H.S.C.T. à l’analyse ergonomique du travail, 1989, rapport n° 100, Laboratoire d’ergonomie du CNAM. – « Penser les relations âge-travail au cours du temps », 1995, in Jean-Claude Marquié, Dominique Paumes et Serge Volkoff (éd.), Le travail au fil de l’âge, Toulouse, Octarès, pp. 15-72. – Avec Hélène David, « L’interdisciplinarité ergonomie-sociologie, une histoire inachevée », pp. 11-30 ; Travail et emploi n° 94, avril 2003. – « Les femmes aussi ont un cerveau ! - Le travail des femmes en ergonomie : réflexions sur quelques paradoxes », Travailler, 2006/1, 15, 71-130. – Avec Liliane Barbaroux, Maryvonne David, Jacques Duraffourg, Marie-Thérèse Galisson, Antoine Laville, Louis Thareaut, « Quand les ergonomes sont sortis du laboratoire.... à propos du travail des femmes dans l’industrie électronique (1963 – 1973). Rétro-réflexion collective sur l’origine d’une dynamique de coopération entre action syndicale et recherche-formation-action », Pistes, 206, 8-2. – Avec Sylvie Montreuil , Lucie Laflamme, Chantal Brisson, « Conditions that influence the elimination of postural constraints after office employees working with VDU have received ergonomics training », Work, 2006 ;26(2):157-66. – Avec Marianne Lacomblez, (Se) former pour transformer le travail : dynamiques de construction d’une analyse critique du travail, 2013, Presses de l’Université Laval et ETUI. – Avec Marianne Lacomblez, Corinne Gaudart, Laurence Théry, Karine Chassaing, Fabien Gâche, « Dynamique de la compréhension et de la transformation du travail. Éléments pour une histoire de la coopération syndicats-recherche en ergonomie et psychologie du travail en France », 2014. La nouvelle revue de psychosociologie, 18, dossier « Le travail syndical », 195-210.

SOURCES : Hugues Blassel, Analyser les conditions de travail, 1978. Montholon Services. – Gaston Bouny, « Une approche scientifique au service des luttes syndicales sur les conditions de travail : les roulants de la S.N.C.F. » (Notes de travail du délégué syndical des roulants du dépôt d’Ivry ; ronéoté), 1972. Dans le CD joint à l’ouvrage cité de C. Teiger et M. Lacomblez, (Se) former pour transformer le travail. – Centre National du Patronat Français. Le problème des O.S. Rapport du groupe d’étude patronal, 1971. Éditions du CNPF, Paris. – Albert Detraz, Programmation de la science au service de la demande sociale, l’exemple des recherches sur le travail : Programme mobilisateur PIRTTEM (Programme interdisciplinaire de recherche sur le travail, la technologie, l’emploi et le mode de vie), 1982. CNRS édition, Paris. – Hélène David et Esther Cloutier, « Entrevue guidée avec Catherine Teiger Cailloux », 2008, Perspectives interdisciplinaires sur le travail et la santé 10-1. – Fanny Jedlicki et Émilie Legrand, « « Mal aux pattes à en pleurer » : penser les articulations entre santé physique et santé mentale au travail », Grand entretien avec Catherine Teiger, 2017, Pistes, 19-1. – Monique Lortie, Approche épidémiologique en ergonomie : le cas des rotativistes dans l’imprimerie de la presse, 1980, Thèse de doctorat en ergonomie de l’ingénierie. Université de Paris XIII, Paris, 245 p. + Annexes (s/dir. Alain Wisner). – Marie-Claude Plaisantin, Catherine Teiger Cailloux, « 1- La lutte des travailleuses de la Fédération Hacuitex-CFDT » ; « 2- Les contraintes du travail dans les travaux répétitifs de masse et leurs conséquences sur les travailleuses », 1984, in J. A. Bouchard (dir.) Les effets des conditions de travail sur la santé des travailleuses. Montréal : Confédération des syndicats nationaux (CSN), p. 33-68.

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