GALLETTI Jean-Baptiste

Par Alain Dalançon

Né le 16 novembre 1882 à Paris (IVe arr.), mort le 31 octobre 1961 à Paris (XVIIe arr.) ; professeur agrégé de mathématiques ; militant syndicaliste du SNEPS ; militant du PSOP.

Fils de César Galletti, brigadier à la Garde républicaine logeant à la caserne Napoléon rue Lobau, et d’Anne Odinot, sans profession, Jean-Baptiste Galletti fut répétiteur dans plusieurs collèges de la région parisienne (Pontoise et Meaux en 1904-1905, Chaptal à Paris en 1905-1912 et Turgot à partir d’octobre 1912). Etudiant à la faculté des sciences de Paris, il obtint la licence ès sciences (certificats de calcul différentiel et intégral en 1905, d’astronomie en 1905, de mécanique rationnelle en 1908, de géométrie supérieure en 1908, de physique générale en 1912).

Jean-Baptiste Galletti épousa le 24 mars 1908 à Paris (XVIIe arr.) Madeleine Braudi. Le couple eut quatre enfants.

Il effectua son service militaire comme caporal (1903-1904). Mobilisé dans un régiment d’infanterie coloniale en août 1914, envoyé au front en septembre 1914, il fut fait prisonnier et resta en Allemagne de février 1915 à décembre 1916. Interné et hospitalisé en Suisse jusqu’en mars 1918, il fut rapatrié en octobre 1918, et chargé des fonctions de professeur de mathématiques à l’école militaire préparatoire des Andelys jusqu’en février 1919.

Après son succès à la session spéciale d’octobre 1919 de l’agrégation de mathématiques, Jean-Baptiste Galletti devint professeur à l’école Turgot de la ville de Paris où il allait faire tout le reste de sa carrière jusqu’à sa retraite en 1942. À partir de l’année 1925-1926, il enseigna dans les classes préparatoires aux écoles de physique-chimie et à Centrale, puis à la première seulement.

Dans les années trente, il était le responsable du syndicat des EPS de la Ville de Paris qui fusionna en 1937 dans le Syndicat national des écoles primaires supérieures, dont il devint l’un des dirigeants comme responsable des personnels du cadre de la Seine. Il siégeait également à la commission exécutive de la Fédération générale de l’enseignement-CGT.

En 1938, il s’opposa avec André Dufour au nouveau secrétaire général, Gustave Pacquez, qui ne voulait pas associer le syndicat au mot d’ordre de grève du 30 novembre 1938 lancé par la CGT et la FGE. Il s’opposa un peu plus tard une nouvelle fois à Pacquez, au sujet du projet de statut des surveillants que Dufour et lui avaient mis au point, le secrétaire général ayant cherché à négocier un autre projet. Au congrès de 1939, il milita en faveur du maintien du syndicat à la FGE et la FGF. De 1934 à 1938, il était membre du Comité consultatif de l’enseignement primaire dit « Chaptal » comme délégué du personnel ainsi que Pacquez et Henri Capitaine* qui était en outre membre permanent du Conseil supérieur.

Jean-Baptiste Galletti était alors membre de la Gauche révolutionnaire et du Parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert, son collègue professeur d’EPS à Suresnes qui militait aussi au syndicat. Il tenta d’y animer avec Pierre Bailly un courant favorable au trotskisme et à la fusion avec le POI. Cependant son fils Pierre, militant du Parti ouvrier internationaliste s’opposa à l’adhésion collective des militants trotskistes au PSOP. Jean-Baptiste Galletti hébergea à son domicile, 39, rue Dulong, Paris (XVIIe arr.), Rudolf Klement, secrétaire administratif de la IVe Internationale, immigré allemand enlevé à Paris et assassiné en juillet 1938.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23937, notice GALLETTI Jean-Baptiste par Alain Dalançon , version mise en ligne le 19 décembre 2008, dernière modification le 10 février 2020.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Nat., F17 24955. — Arch. ville de Paris D1/T1. — Arch. l’IRHSES (Bulletins syndicaux du SNEPS). — Annuaire des anciens élèves de l’École Turgot. — Notice DBMOF. — Renseignements fournis par Alain Bertrand et Jacques Girault.

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