PEURETTE Émile.

Par Renée Dresse

Seraing (pr. et arr. Liège), 1885 – 31 octobre 1954. Ouvrier métallurgiste puis cheminot, pionnier du mouvement syndical chrétien dans la région liégeoise, dirigeant de la section du Syndicat chrétien des Chemins de fer, postes, télégraphes, téléphones, marine, aéronautique et radio (CPTTMAR) de Liège.

Émile Peurette est embauché depuis peu de temps à la chaudronnerie chez Cockerill (par tradition familiale) lorsqu’il se lance dans l’action syndicale en 1902. C’est l’époque où le syndicat, considéré comme révolutionnaire, est fortement combattu. Peurette est licencié.

Au début de la Première Guerre mondiale, Émile Peurette fait partie du régiment stationné au fort de Boncelles (aujourd’hui commune de Seraing). Artilleur, il participe aux batailles pour la défense des forts de Liège. Grièvement blessé, il est fait prisonnier et passe quatre ans en captivité à Hanovre (Basse-Saxe, Allemagne).

En 1920, Émile Peurette est engagé aux Chemins de fer de l’État qui devient en 1926 la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB). En 1923, il fonde la première section syndicale pour les ouvriers des chemins de fer de la région liégeoise. Le 5 juin 1927, il devient membre du comité supérieur (devenu plus tard comité national) du Syndicat chrétien des Chemins de fer, postes, télégraphes, téléphones, marine, aéronautique (CPTTMA), fondé en 1919. Il a d’autres mandats : membre du comité de la section de Liège, président de la section de Visé (pr. et arr. Liège). En 1940, il est nommé délégué permanent du Syndicat chrétien des CPTTMA devenu entretemps le Syndicat chrétien des Chemins de fer, postes, télégraphes, téléphones, marine, aéronautique et radio (CPTTMAR).

Durant la Seconde Guerre mondiale, Émile Peurette, qui est également assistant au service social de la SNCB, entre dans la Résistance. Il est fait prisonnier en même temps que son fils qui est envoyé dans un camp de concentration.

En 1946, Émile Peurette reprend ses activités syndicales. Il reste délégué permanent jusqu’au 1er mai 1950, date à laquelle il est admis à la pension. Son départ à la pension donne lieu à une manifestation en son honneur. Il devient président d’honneur du comité de la section du Syndicat chrétien des CPTTMAR de Liège.

Émile Peurette est membre de l’Association des anciens combattants et de l’Œuvre nationale des invalides.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239478, notice PEURETTE Émile. par Renée Dresse, version mise en ligne le 21 mars 2021, dernière modification le 21 mars 2021.

Par Renée Dresse

SOURCE : Le Bon combat, 11 juin 1927, p. 1 ; 24 mai 1930, p. 4 ; 28 février 1931, p. 4 ; mai 1945 ; janvier 1946, p. 4 ; juillet 1946, p. 1 ; 15 juin 1949, p. 4 ; 1er avril 1950, p. 4 ; 1er juin 1950, p. 1-4 ; 1er mars 1951, p. 4 ; 15 novembre 1954, p. 4.

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