TREGARO Jacques, Jean, Émile

Par Christian Faucompré

Né le 26 octobre 1939 à Tours (Indre-et-Loire) ; ouvrier qualifié de la métallurgie, ; militant ACO (Action Catholique Ouvrière) ; militant syndical CGT, militant associatif.

Originaire de quartiers ouvriers, son grand-père était né à Saint-Pierre-des Corps (Indre-et-Loire), Jacques Trégaro est le fils de Jean Trégaro, né le 27 août 1912 à Tours (Indre-et-Loire) cultivateur et employé des chemins de fer et de Germaine Paboeuf née le 10 juin 1913 à tours (Indre-et-Loire), ouvrière du textile et catholique pratiquante. Le couple se marie le 5 juin 1937 à Tours et aura quatre enfant ; Monique (1938), Jacques (1939), Nicole (1951), Marie-Christine (1956).
Son père et son oncle ont travaillé à la CIMT (ancêtre de la société Cadoux) dans les années 1930, c’est son oncle, militant CGT et du PCF (qui partira ensuite travailler chez Renault) qui lui donnera comme il dit « une leçon de courage, de solidarité, de paix à l’heure où je partais en Algérie ».
Après son certificat d’étude, Jacques Trégaro fit une formation professionnelle au Centre d’Apprentissage Technique de Tours où il obtint son CAP d’électricien. Il exerça son premier emploi dans le bâtiment en septembre 1957 comme ouvrier monteur électricien, il milita depuis 1954 dans la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) engagement qu’il poursuivit jusqu’en 1959 devenant le secrétaire départemental de 1956 à 1959, il devint à partir de 1962 militant de l’ACO.
Après son retour de l’armée (début 1959 à mars 1962), Jacques Trégaro se maria en 1962 avec Monique, employée comptable et secrétaire médicale également militante de la JOC, responsable départementale puis nationale (secrétaire générale adjointe de 1980-2000) de la CSF (Confédération Syndicale des familles). Ils eurent trois garçons (Laurent 1964, Olivier 1967, Vincent 1970).
En 1963, Jacques Trégaro entra chez Cadoux (entreprise de matériel ferroviaire) à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) et adhéra à la CGT, il devint ouvrier qualifié P3 et dans cette entreprise où les traditions syndicales sont fortes il prit vite des responsabilités, délégué du personnel de 1964 à 1968, secrétaire du Comité d’Entreprise de 1968 à 1972 ce qui lui valut d’assurer avec ses camarades l’occupation de son usine en mai 1968. Son militantisme ne s’arrêta pas à son entreprise il devient membre de la Commission Nationale de la Fédération de la Métallurgie CGT de 1968-1972, puis membre du Comité exécutif de la FTM-CGT de 1971-1983.
Devenu permanent fédéral dès 1972, il fut chargé des relations internationales de 1972-1983, membre du CA de Union Internationale des syndicats de la métallurgie à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) de 1973 à 1983. Collaborateur du Bureau confédéral de la CGT au département Europe de 1983 à 1986, puis du département International de 1986 à 1999, il l assista aux congrès de la FTM-CGT de 1968 à 1983 et aux congrès confédéraux de la CGT de 1969 à 1999.
Passionné d’histoire il fut membre de l’IHS-CGT de la Métallurgie depuis 2001 et membre de l’IHS-CGT Centre Val de Loire dont il assura le secrétariat de 2002 à 2016.
Mais Jacques Trégaro fut aussi un citoyen actif et engagé politiquement ; il fut adhérent au PSU de 1963 à 1965, puis candidat aux élections municipales de Tours en 1965 sur la Liste Travailliste, puis en 1971 sur la liste d’Union de la Gauche présenté par le PS.
En plus de son militantisme à la JOC puis à l’ACO, Jacques Trégaro a été Président de l’association France-Tchécoslovaquie de 1985 à 1992.
Jacques Trégaro vit à Joué-Lès-Tours (Indre-et-Loire) et ne rate pas une réunion du collectif départemental de l’IHS-CGT de la Région Centre pour lequel il écrit toujours des articles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239557, notice TREGARO Jacques, Jean, Émile par Christian Faucompré, version mise en ligne le 23 mars 2021, dernière modification le 1er avril 2021.

Par Christian Faucompré

SOURCES : Arch. IHS, Indre-et-Loire.

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