MASSOUBRE Léon

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 27 janvier 1907 à Davignac (Corrèze), mort en action le 12 août 1944 à Droué (Loir-et-Cher) ; cheminot ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Léon Massoubre fut garçon de café en région parisienne avant d’entrer au chemin de fer en février 1937 comme facteur mixte à l’essai à Chartres (Eure-et-Loir) puis à Droué (Loir-et-Cher) où il était domicilié avec son épouse et leurs trois enfants 6 place de la Gare.
Il entra dans la Résistance en août 1944 et rejoignit les FFI pour participer aux combats de la Libération. Le 11 août 1944, des accrochages eurent lieu autour de la ligne de chemin de fer, au cours desquels des Résistants trouvèrent la mort. Le 12 août le chef de la résistance locale Henri Binois, qui avait établit son quartier général dans le café dont il était propriétaire à Binois conduisit un groupe de résistants vers La Fontenelle lorsqu’arriva un convoi allemand. Le combat s’engagea et il y eut au moins un soldat allemand abattu. Les résistants qui comptaient deux blessés dans leurs rangs se replièrent au café Binois. Quelques heures plus tard, il furent prévenus par Léon Massoubre du retour de l’ennemi. Un convoi de quatre camions allemands arriva dans le bourg qui fut investi et les Allemands se mitrailler. Les FFI présents ripostèrent aussitôt. Selon le Mémorial des cheminots, des grenades furent jetées par les Allemands et l’une d’elles tomba dans la cave du café où était réfugié Léon Massoubre le tuant sur le coup. Selon la Nouvelle République Léon Massoubre fut trouva la mort en sortant du café. Le combat terminé, les Allemands détruisirent plusieurs maisons et prirent quatre otages dont le cafetier et les fusillèrent près du lavoir municipal en bas de la ruelle Saint-Nicolas. Un FFI, Gérard Leguay, reconnu par les Allemands comme un des auteurs de l’attaque de la veille par le maquis fut emmené en voiture près de Vieuvicq, où il fut torturé et exécuté. Le maire Félix Silly négocia courageusement avec les Allemands, sauvant son village d’une destruction complète.
Les obsèques de Léon Massoubre et des ses camarades eurent lieu à Droué le 14 août 1944 en présence de 80 personnes.
Il est inhumé dans le cimetière communal, à Droué (Loir-et-Cher).
Il obtint la mention « Mort pour la France » apposée sur son acte de décès en janvier 1945 et fut homologué soldat des FFI.
Son nom figure sur les monuments aux morts, à Davignac (Corrèze) et Droué et sur la plaque commémorative de SNCF en gare, à Droué (Loir-et-Cher).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239603, notice MASSOUBRE Léon par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 26 mars 2021, dernière modification le 16 avril 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : dossiers SHD GR 16 P 402489 et AC 21 P 86879 (non consultés).— Notice sans auteur dans le Mémorial 1940-1945 des Cheminots victimes de la répression, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017, page 1568.— La Nouvelle république du Loir-et-Cher La libération de Droué en août 1944, article du 10 août 2020.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.

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