BINOIS Henri, Eugène, Charles

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 3 novembre 1900 à Droué (Loir-et-Cher), exécuté sommairement le 12 août 1944 à Droué ; cafetier ; résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) homologué aux Forces françaises combattantes (FFC) et aux Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Henri Binois était le fils de Narcisse Eugène, journalier et de Eugénie Marie Berthe Trioreau, débitante. Il se maria le 16 juin 1923 à Saint-Laurent-des-Eaux (aujourd’hui Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher).
Il entra dans la Résistance aux Francs-tireurs et partisans et devint chef de la résistance locale. Il était cafetier à Droué et avait fait de son café le siège de son quartier général où les résistants se réunissait. Le 11 août 1944, des accrochages eurent lieu autour de la ligne de chemin de fer, au cours desquels des résistants trouvèrent la mort. Le 12 août Henri Binois conduisit un groupe de résistants vers La Fontenelle lorsqu’arriva un convoi allemand. Le combat s’engagea et il y eut au moins un soldat allemand abattu. Les résistants qui comptaient deux blessés dans leurs rangs se replièrent au café Binois. Quelques heures plus tard, il furent prévenus du retour de l’ennemi par Léon Massoubre, un des résistants engagés la veille. Un convoi de quatre camions allemands arriva dans le bourg qui fut investi et les Allemands se mirent à mitrailler partout. Les FFI présents ripostèrent aussitôt et Léon Massoubre trouva la mort en sortant du café. Le combat terminé, les Allemands détruisirent plusieurs maisons et prirent quatre otages dont Henri Binois, François Bren et Eugène Couloignier qui furent fusillés immédiatement près du lavoir municipal en bas de la ruelle Saint-Nicolas au lieu-dit "Le Pont Neuf". Un autre FFI, Gérard Leguay, reconnu par les Allemands comme un des auteurs de l’attaque de la veille par le maquis fut emmené en voiture près de Vieuvicq, où il fut torturé et exécuté. Le maire Félix Silly négocia courageusement avec les Allemands, sauvant son village d’une destruction complète.
Les obsèques d’Henri Binois et ses camarades eurent lieu à Droué le 14 août 1944 en présence de 80 personnes.
Il est inhumé dans le cimetière communal, à Droué (Loir-et-Cher).
Il fut homologué soldat des Forces françaises combattantes (FFC) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI) (dossier SHD Vincennes GR 16 P 60894, non consulté).
Son nom figure sur le monument aux morts et le monument commémoratif portant la mention : " Ici le 12 août 1944 furent fusillés 3 braves de la résistance.", à Droué (Loir-et-Cher).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239611, notice BINOIS Henri, Eugène, Charles par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 26 mars 2021, dernière modification le 26 mars 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : La Nouvelle république du Loir-et-Cher La libération de Droué en août 1944, article du 10 août 2020.— Mémoire des Hommes dossier SHD AC 21 P 60894.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).
60894

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément